Sommaire
- Les bourses se détendent légèrement à présent que les armes se taisent à nouveau.
- Les marchés des actions et des obligations restent prudents.
- L’économie japonaise affiche une croissance très méritoire.
- En plein essor, les exportations japonaises compensent les prix élevés de l’énergie et l’augmentation des importations.
Le cessez-le-feu tient bon
Par les temps qui courent, il est essentiel de distinguer le signal parmi les interférences. La joute géopolitique d’hier nous en a apporté une nouvelle preuve. Alors que le cessez-le-feu semblait encore extrêmement fragile le matin, l’Iran et Israël ont décidé plus tard dans la journée, sous la pression de Donald Trump, de faire taire les armes. De quoi illustrer comment les bourses, en une seule et même session, sont amenées à louvoyer entre escalade et désescalade.
Les bourses reprennent prudemment leurs esprits
Les bourses européennes, après un début de session difficile, sont parvenues à remonter légèrement et à clôturer la journée aux alentours de leur niveau initial. Les marchés des actions américains ont eux aussi dû se contenter d’une consolidation des pertes de vendredi dernier. A l’exception peut-être du Nasdaq, qui est tout de même parvenu à se remettre quelque peu de son repli de plus de 4% de vendredi…
La remontée des obligations reste modérée
Si la remontée des bourses doit plutôt être qualifiée de prudente, le même constat s’impose pour les taux d’intérêt. Au départ, le regain des tensions au Moyen-Orient avait propulsé le taux américain à 2 ans à tout juste moins de 4,20%, son niveau le plus élevé depuis février 2025. Mais après l’arrêt des frappes annoncé par l’Iran et Israël, ce même taux à 2 ans est retombé de quelques points de base. La preuve que les attentes tablant sur un relèvement des taux vers la fin de cette année semblent de plus en plus solidement ancrées…
L’économie japonaise a l’étoffe de supporter un relèvement des taux
Le Japon ne devra très probablement pas attendre aussi longtemps. Le relèvement des taux y est en effet prévu pour la prochaine réunion de la banque centrale, le 16 juin, en tout cas s’il faut se fier aux attentes des bourses. Seules les statistiques économiques publiées hier auraient encore pu y changer quelque chose, mais cela n’a pas été le cas.
Selon les dernières données, le PIB japonais a en effet laissé entrevoir au premier trimestre de cette année une croissance très méritoire de 0,5%. Les investissements des entreprises ont par contre diminué de 0,7% en glissement trimestriel, ce qui prouve que la guerre au Moyen-Orient a commencé suffisamment tôt pour inciter dès le mois de mars les dirigeants d’entreprises japonais à la prudence. Cela dit, un repli de 0,7% n’est pas encore vraiment alarmant en soi. Le véritable test n’aura lieu qu’au deuxième trimestre.
Les exportations compensent la hausse des prix de l’énergie
La croissance économique a surtout été soutenue par la balance commerciale, l’augmentation des exportations nettes étant responsable de 0,3 point de pourcentage de la croissance de 0,5 signée par le PIB japonais. Les importations ont légèrement augmenté dans le sillage de la hausse des prix de l’énergie, mais cet effet a été largement compensé par l’augmentation observée au niveau des exportations. Grâce à son secteur des semi-conducteurs particulièrement développé, le Japon est idéalement positionné pour profiter de la vague d’investissements dans l’intelligence artificielle.
La question à se poser concernant l’économie japonaise, et c’est d’ailleurs vrai aussi pour nombre d’autres pays d’Asie du Sud-Est, est peut-être celle de savoir ce qui pèsera finalement le plus: l’impact positif de la vague mondiale d’investissements dans l’intelligence artificielle, ou l’impact négatif de la hausse des prix de l’énergie. Au Japon, c’est pour l’instant l’essor des exportations liées à l’IA qui l’emporte, ce qui est de bon augure pour l’économie mondiale.
Chiffres clés du 8/6/2026
|
| Index |
Clôture |
+/- |
Depuis début 2026 |
| Belgique: Bel-20 |
5549,23 |
-0,54% |
9,27% |
| Europe: Stoxx Europe 600 |
621,73 |
-0,15% |
4,99% |
| USA: S&P 500 |
7405,73 |
0,30% |
8,18% |
| Japon: Nikkei |
64024,60 |
-3,85% |
27,19% |
| Chine: Shangai Composite |
3959,34 |
-1,70% |
-0,24% |
| Hongkong: Hang Seng |
24657,06 |
-1,22% |
-3,80% |
| Euro/dollar |
1,15 |
-0,15% |
-1,72% |
| Brent pétrole |
94,21 |
1,16% |
53,56% |
| Or |
4280,60 |
-4,09% |
-0,63% |
| Taux belge à 10 ans |
3,61 |
|
|
| Taux allemand à 10 ans |
3,06 |
|
|
| Taux américain à 10 ans |
4,57 |
|
|
Vous êtes client·e Priority Banking Exclusive, Private Banking ou Wealth Management ?
Inscrivez-vous à notre newsletter quotidienne et/ou à notre newsletter hebdomadaire.
Je m’abonne
Les informations et opinions reprises dans le présent article sont des commentaires à caractère purement informatif. Elles ne peuvent en aucun cas être considérées comme des avis ou des recommandations d'ordre fiscal, juridique ou autre. Elles ne tiennent pas compte de votre situation personnelle.
Nous vous invitons à prendre contact avec votre conseiller avant de prendre toute décision se fondant directement ou indirectement sur les informations contenues dans cette communication. Les présentes conditions générales bancaires constituent le cadre global de la relation conventionnelle qui unit BNP Paribas Fortis SA (établissement de crédit dont le siège social est établi à 1000 Bruxelles, Montagne du Parc 3 - T.V.A. BE 0403.199.702 – RPM Bruxelles, soumis au contrôle prudentiel de la Banque nationale de Belgique, Boulevard de Berlaimont 14, 1000 Bruxelles et du contrôle de l'Autorité des services et marchés financiers (FSMA), rue du Congrès 12-14, 1000 Bruxelles en matière de protection des investisseurs et des consommateurs et inscrit comme agent d'assurances sous le n° FSMA BE 0403.199.702) à ses clients.