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De la réouverture aux nouveaux confinements
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22 NOV

De la réouverture aux nouveaux confinements

22-11-2021
Patrick Casselman – Senior Equity Specialist
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Rédigé le 22-11-2021 11:11
Publié le 22-11-2021 11:10
En dépit du taux de vaccination élevé, de nouvelles restrictions s’imposent pour maîtriser la pandémie de coronavirus, ce qui court-circuite le scénario de réouverture et commence à peser sur les bourses.
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Sommaire

  • Rotation inverse : des actions "back-to-work" vers les actions "stay-at-home"
  • La pandémie court-circuite le scénario de reprise
  • Les dernières statistiques macroéconomiques sont encourageantes, à l’exception de l’inflation
  • Une histoire d’offre et de demande

Rotation inverse : des actions "back-to-work" vers les actions "stay-at-home"

Après avoir signé de nouveaux records, les bourses ont dû vers la fin de la semaine tout de même concéder du terrain tant aux Etats-Unis qu’en Europe. Le Stoxx Europe 600 a ainsi fini sa course juste en deçà de son niveau initial (-0,14%). L’image était plus mitigée aux Etats-Unis, avec une légère progression hebdomadaire pour le S&P500 (+0,3%), des gains plus marqués pour le Nasdaq (+1,2%), mais une perte pour le Dow Jones (-1,4%) et le Russell (-2,8%). Après avoir assisté plus tôt dans l’année à une rotation des actions de croissance vers les actions de valeur cycliques sous l’effet de l’espoir induit par les réouvertures, nous observons à présent le mouvement inverse : des prises de bénéfices sur les secteurs cycliques et sensibles aux effets de la pandémie (tourisme, transport, énergie, matériaux, valeurs financières) et un retour aux actions de croissance "stay-at-home" (technologie, commerce de détail, réseaux sociaux…). Les prix du pétrole et les taux obligataires ont également accusé un recul par crainte d’un ralentissement de la croissance dans le sillage des nouvelles mesures décrétées pour limiter la propagation du coronavirus. Le dollar a encore grimpé par rapport à l’euro sous l’effet de l’augmentation de l’inflation et des prévisions en matière de taux d’intérêt aux Etats-Unis, tandis que la résurgence de la pandémie tempère les attentes à l’égard de la croissance.

La pandémie court-circuite le scénario de reprise

Le scénario attendu selon lequel un taux de vaccination d’au moins 70% permettrait de maîtriser la pandémie de coronavirus et rendrait de nouveaux confinements superflus ne s’est manifestement pas vérifié. A présent que les hôpitaux se remplissent à nouveau de patients infectés par le coronavirus, plusieurs pays européens brandissent des mesures restrictives, avec même un nouveau confinement total en Autriche. Aux Etats-Unis également, les chiffres de la pandémie vont à nouveau croissant après avoir diminué pendant quelques mois.

Les dernières statistiques macroéconomiques sont encourageantes, à l’exception de l’inflation

Cependant, cela ne se reflète pas encore dans les statistiques économiques publiées dernièrement aux Etats-Unis. Tant les ventes au détail que la production industrielle y ont dépassé les attentes en octobre, et c’était le cas également en Chine. L’évolution de l’inflation est par contre moins réjouissante, atteignant 4,1% dans la zone euro et même 6,2% aux Etats-Unis.

Une histoire d’offre et de demande

Si les bourses parviennent jusqu’ici à gérer plutôt bien cette situation, c’est surtout grâce à la croissance plus marquée que prévu des bénéfices. Tant en Europe qu’aux Etats-Unis, les résultats publiés pour le troisième trimestre dépassaient les attentes d’environ 10% en moyenne et la croissance bénéficiaire attendue pour toute l’année 2021 a été portée à +50% aux Etats-Unis et +60% en Europe. Pendant ce temps, les marges bénéficiaires atteignent des niveaux record en dépit de la pandémie, principalement grâce à l’augmentation des prix de vente qui se révèle même plus marquée que celle des prix d’achat. Ce "pricing power", les entreprises le doivent surtout aux perturbations de l’offre, qui suffit à peine à couvrir la demande. Cela dit, le niveau des prix est dans l’économie le facteur de régulation qui doit finalement rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande. Et si cela ne se fait pas par une reprise de l’offre (à cause des restrictions de la pandémie qui durent depuis trop longtemps), la diminution du pouvoir d’achat finira par freiner la demande. Il s’agit là d’emblée d’un risque potentiel pour 2022, en marge de probables nouveaux rebondissements dans la saga d’Evergrande et du refroidissement du marché immobilier chinois. Après le vigoureux rallye que nous connaissons depuis début octobre, une correction n’aurait rien d’anormal. A moins que les marchés ne parviennent à conserver leur allégresse de la fin d’année jusqu’à l’année prochaine ?

Chiffres clés du 15/11/2021 au 19/11/2021

Index Clôture +/- Depuis début 2021
Belgique: Bel-20 4231,19 -2,30% 16,84%
Europe: Stoxx Europe 600 486,08 -0,14% 21,82%
USA: S&P500 4697,96 0,32% 25,08%
Japon: Nikkei 29745,87 0,46% 8,39%
Chine: Shangai Composite 3560,37 0,60% 2,51%
Hongkong: Hang Seng 25049,97 -1,10% -8,01%
Euro/dollar 1,13 -1,11% -7,50%
Brent pétrole 79,03 -4,08% 52,30%
Or 1859,66 -0,14% -2,01%
Taux belge à 10 ans 0,00
Taux allemand à 10 ans -0,34
Taux américain à 10 ans 1,54
Source : Refinitiv Datastream

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