Menu
Priority Banking
Private Banking
Wealth Management
La banque d'un monde qui change
Le rallye peut-il continuer?
8 JUIL

Le rallye peut-il continuer?

8-7-2019
Xavier Timmermans – Investment Strategist
Rédigé le 8-7-2019 09:11
Publié le 8-7-2019 09:11
Vendredi, les obligations américaines ont subi un recul sévère et les actions ont cédé un peu de terrain suite à la publication d’un rapport de l’emploi nettement plus fort que prévu.

Sommaire

  • Le marché du travail reste vigoureux
  • Le rallye peut-il continuer ?
  • L'accord commercial n'est pas encore dans l'immédiat
  • Des surprises positives, espérons-le, pour les bénéfices d’entreprise
Cette vigueur du marché du travail a amené les investisseurs à réduire leurs attentes en matière de baisse des taux. Sur la semaine, les gains restent toutefois significatifs. Le S&P500 a atteint un nouveau record et s’est apprécié de 1,7% et le Stoxx Europe 600 de 1,4%.

Le marché du travail reste vigoureux

En juin, 224 000 emplois ont été créés aux États-Unis, soit nettement plus que les 160 000 attendus et les décevants 72 000 du mois de mai. Le taux de chômage est remonté de 3,6% à 3,7% et les salaires ont progressé en moyenne de 3,1% sur un an. Ces bons chiffres confirment qu’une récession n’est pas imminente et que la Fed n’a pas besoin de signaler une baisse drastique des taux à ce stade.

Les contrats à terme sur taux courts qui commençaient à anticiper une baisse de taux de 0,50% en juillet ont corrigé et n’anticipent plus que 0,25%. Le rendement des obligations du Trésor à 10 ans sont remontés de 1,95% à 2,03% et celui des obligations allemandes de -0,042% à - 0,0362%.

La hausse des salaires reste étonnamment modérée pour une fin de cycle (ce cycle est devenu le plus long de l’histoire américaine ce mois-ci). Elle ne devrait donc pas empêcher la Fed de baisser ses taux préventivement le 19 juillet.

L’or qui est sensible aux taux d’intérêts réels, a baissé à 1400$/once.

Le rallye peut-il continuer ?

La hausse des bourses depuis début juin repose sur les espoirs de baisse des taux et d’une amélioration des relations commerciales américano-chinoise.  Historiquement, les baisses de taux préventives, c’est-à-dire intervenant bien avant une récession ont été efficaces, ont fait revenir la confiance et permis aux actions de se redresser.

Toute la question est là : plusieurs baisses des taux directeurs comme le marché le prévoit peuvent-elles redonner confiance aux chefs d’entreprises et les inciter à investir et développer leurs affaires ? Quand l’incertitude est purement économique, cela peut être suffisant. Mais dans le cas présent, l’incertitude est d’origine politique. Ce sont les tensions géostratégiques qui affectent le commerce international et perturbent les chaines d’approvisionnement.

Donc pour que les baisses de taux soient efficaces, il faudrait qu’elles s’accompagnent d’une baisse des tensions géopolitiques. La trêve décrétée lors du sommet du G20 est un pas dans la bonne direction et les marchés l’ont salué cette semaine. Malheureusement, les opérateurs des marchés ont appris à leurs dépens début mai que deux tweets suffisent à annihiler tout ce qui avait été dit précédemment. Il est vraisemblable que les chefs d’entreprises attendront l’issue des négociations avant de reprendre des risques.

L'accord commercial n'est pas encore dans l'immédiat

Notre conviction est que le président Trump a intérêt pour des raisons électorales à conclure un accord, même partiel avec les chinois. Mais cela va très vraisemblablement prendre des mois plus que des semaines. Les chinois ont fait savoir cette semaine qu’un accord ne pouvait se concevoir sans la suppression des tarifs douaniers… Les 10% qui restent à négocier seront les plus durs.

Également cette semaine, on a appris que l’administration Trump envisageait de nouveaux tarifs douaniers sur les exportations européennes en réponse aux subsides européens à Airbus. La trêve ne vaut donc que pour les chinois...

Des surprises positives, espérons-le, pour les bénéfices d’entreprise

La baisse des taux de la Fed pourrait ne pas être suffisante pour régler les problèmes de l’industrie et du commerce international en attendant l’accord commercial que nous promet le président Trump. En outre, l’ampleur de la baisse des taux pourrait bien être inférieure aux attentes du marché vu la vigueur du marché de l’emploi.

Beaucoup de bonnes nouvelles sont donc dans les cours. Pour encore progresser, il faudrait de bonnes surprises quant aux bénéfices des entreprises au 2ème trimestre qui seront publiés d’ici peu. Pour la première fois depuis 2016, les analystes tablent sur une croissance négative des bénéfices (-2,51% en moyenne pour le S&P500). Seront-ils meilleurs que cela ?

Au menu cette semaine

Mercredi et jeudi, le président de la Fed Jerome Powell témoignera au Congrès sur l’état de l’économie et sur la politique monétaire.

Chiffres clés du 01/07/2019 au 05/07/2019

Index Clôture +/- Depuis début 2019
Belgique: Bel-20 3643,73 2,71% 12,33%
Europe: Stoxx Europe 600 390,11 1,36% 15,54%
USA: S&P500 2990,41 1,65% 19,29%
Japon: Nikkei 21746,38 2,21% 8,65%
Chine: Shangai Composite 3011,06 1,08% 20,74%
Hongkong: Hang Seng 28774,83 0,81% 11,33%
Euro/dollar 1,12 -1,45% -1,83%
Brent pétrole 64,08 -4,17% 20,59%
Or 1394,93 -1,23% 8,86%
Taux belge à 10 ans -0,02
Taux allemand à 10 ans -0,36
Taux américain à 10 ans 2,04
Source : Thomson Reuters IBES

Cette lecture vous a-t-elle plu?

Retrouvez d’autres articles au travers de nos Newsletters quotidiennes et hebdomadaires

Je m’abonne

Votre expert

Xavier Timmermans Investment Strategist
Partagez :
Les opinions exprimées sur ce site sont celles des auteurs et ne représentent pas nécessairement la position de BNP Paribas Fortis