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Qu’avons-nous appris la semaine passée?
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5 FÉVR

Qu’avons-nous appris la semaine passée?

5-2-2024
Xavier Timmermans – Investment Strategist
Xavier Timmermans Investment Strategist
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Rédigé le 5-2-2024 10:41
Publié le 5-2-2024 10:41
Plusieurs indicateurs économiques américains ont été nettement supérieurs aux prévisions, en particulier le nombre de créations d’emplois.
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Sommaire

  • La croissance américaine s’avère plus résiliente 
  • La baisse de l’inflation déçoit mais pas trop
  • Réaction des taux : une baisse en mars semble exclue 
  • Les bénéfices sont au rendez-vous
  • En résumé
L’inflation continue de baisser mais moins rapidement qu’attendu. Les bénéfices des géants de la technologie ont été globalement bien reçus. Sur la semaine, le S&P500 s’est apprécié de 1,4% et le Stoxx Europe 600 est resté inchangé.

La croissance américaine s’avère plus résiliente

Un faisceau de données économiques pointe dans la direction d’une économie américaine plus résiliente qu’on ne le pensait. Au quatrième trimestre, le PIB s’est accru de 3,3% en rythme annualisé contre 2,0% prévu. 353.000 emplois ont été créés en janvier contre 333.000 en décembre (revus à la hausse) et 185.000 prévus. L’indice ISM manufacturier (directeurs des achats) est remonté plus que prévu passant de 47,1 à 49,1 (toujours sous 50, donc encore en contraction) mais avec les nouvelles commandes en forte hausse, passant de 47,0 à 52, 5 (en zone de croissance donc).

La baisse de l’inflation déçoit mais pas trop

La hausse des salaires horaires moyens est passée de 4,3% à 4,5% sur un an (contre 4,1% attendu). C’est inquiétant du point de vue de la Fed, quoique celle-ci préfère une autre mesure, l’ « employment cost index » qui a baissé de 4,3% à 4,2%. Les gains de productivité ont également été supérieurs aux attentes.

En Zone euro, l’indice des prix à la consommation a baissé de 2,9% à 2,8% (2,7% attendu). Hors énergie et alimentation, l’inflation sous-jacente a baissé de 3,4% à 3,3% (3,2% attendu).

Réaction des taux : une baisse en mars semble exclue

Toutes ces données économiques justifient a posteriori les propos de Jerome Powell, juste après la réunion de la Fed du 31/01, qui repoussaient l’idée d’une baisse de taux imminente.

Après le rapport de l’emploi, le marché des futures ne donnait plus qu’une probabilité de 20% de baisse en mars et de 90% en mai, et une baisse totale de 1,25% d’ici janvier 2025 au lieu de 1,50%.

Les rendements des obligations du Trésor US à 10 ans sont remontés à 4,02% après avoir atteint un point bas à 3,81%, en cours de journée jeudi.

Les bénéfices sont au rendez-vous

Les résultats de 5 des « magnificent 7 » ont été reçus de façon contrastée. Alphabet (Google) a plutôt déçu et a perdu 6,4% sur la semaine, Apple a cédé 3,4%, Microsoft a gagné 1,8%, Amazon 8,0% et Meta Platforms 20,5%. Nvidia qui s’était déjà bien appréciée la semaine précédente a encore gagné 8,4% tandis que Tesla a récupéré 2,5% après avoir perdu 11,5% la semaine d’avant.

Globalement, les investisseurs ont salué positivement ces résultats, même s’il apparaît clairement qu’ils sont prompts à sanctionner une croissance insuffisante comme dans le cas de Tesla et dans une moindre mesure Apple. La taille de ces géants devient tellement grande qu’il devient difficile de continuer à croître à un rythme aussi élevé que par le passé.

Les 7 magnifiques ont eu, en 2023, une croissance de leurs bénéfices par titre de 61% alors que le reste du marché subissait une baisse de 9%, ce qui justifie la faible performance des 493 autres valeurs du S&P500. Mais cela semble difficile à répéter en 2024.

En Europe, les résultats des entreprises sont décevants mais seulement 17% des entreprises du Stoxx Europe 600 ont déjà publié leurs résultats. Il est donc un peu tôt pour tirer des conclusions.

En résumé

La vigueur de l’économie américaine a constitué la surprise de la semaine passée. Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle pour les bourses ? Beaucoup dépendra de l’évolution des taux longs. S’ils ne remontent pas beaucoup, comme semble l’indiquer leur évolution en fin de semaine, cela ne devrait pas poser trop de problèmes. Dans le cas contraire, il faudra faire attention aux valeurs dont les valorisations sont élevées.

La baisse des taux directeurs de la FED et de la BCE, n’est pas remise en question. Elles devraient intervenir au deuxième trimestre. En l’absence de prises de profits majeures sur les 7 magnifiques, la recherche par les investisseurs d’opportunités moins chères devrait permettre à un plus grand nombre d’actions de participer à la hausse. Une croissance qui résiste mieux que prévu à la hausse des taux courts est de bon augure pour les bénéfices. Aux États-Unis, les petites et moyennes entreprises pourraient bien prendre le relais.

Chiffres clés du 29/1/2024 au 2/2/2024

Index Clôture +/- Depuis début 2024
Belgique: Bel-20 3615,28 -1,55% -2,49%
Europe: Stoxx Europe 600 483,93 0,02% 1,03%
USA: S&P500 4958,61 1,38% 3,96%
Japon: Nikkei 36158,02 1,14% 8,05%
Chine: Shangai Composite 2730,15 -6,19% -8,23%
Hongkong: Hang Seng 15533,56 -2,62% -8,88%
Euro/dollar 1,08 -0,56% -2,21%
Brent pétrole 77,53 -5,39% -0,21%
Or 2035,40 0,93% -1,45%
Taux belge à 10 ans 2,84
Taux allemand à 10 ans 2,23
Taux américain à 10 ans 4,03
Source : Refinitiv Datastream

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