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Qui croire? Janet ou Warren?
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4 MAI

Qui croire? Janet ou Warren?

4-5-2021
Philippe Gijsels – Chief Strategy Officer
Philippe Gijsels Chief Strategy Officer
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Rédigé le 4-5-2021 09:34
Publié le 4-5-2021 09:34
Le nouveau mois a relativement bien commencé.
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Sommaire

  • Des chiffres faibles, un Jerome apaisant
  • Spectre d’inflation ?
  • Des marchés nerveux
Les valeurs industrielles et en particulier les entreprises déployant leurs activités dans les matières premières menaient la danse – les matières premières elles-mêmes ont laissé entrevoir une nouvelle progression –, tandis que les valeurs technologiques et un certain nombre d’entreprises de distribution sont restées à la traîne. Le Nasdaq a fini la session légèrement en terrain négatif.

En d’autres termes, les actions de croissance ont toujours un tour de retard sur les actions de valeur, souvent plus cycliques.

Des chiffres faibles, un Jerome apaisant

La principale statistique économique de la journée – l’indice ISM Manufacturing, qui reflète le sentiment du secteur de l’industrie manufacturière aux Etats-Unis – affichait pourtant avec ses 60,7 points un niveau nettement inférieur aux 65 points attendus. Cela dit, un niveau de 60 points reste un résultat brillant quand on sait que le seuil de 50 points marque la limite entre expansion et récession, et il ne s’agissait que d’une déception mineure dans un océan de statistiques pour le reste excellentes publiées dernièrement.

Quoi qu’il en soit, nous devrions nous intéresser davantage au PPI, qui mesure le niveau de l’inflation du côté des producteurs et qui affichait son niveau le plus élevé depuis 2008. Et comme souvent ces derniers temps, Jerome Powell s’est empressé de dire que l’économie américaine se porte à merveille, mais que la reprise reste inégale et touche toujours principalement les revenus inférieurs et les groupes ethniques. Le gouverneur de la Fed de New York, John Williams, lui a immédiatement fait écho en ajoutant qu’il n’y a absolument aucune raison de changer le fusil monétaire d’épaule à ce stade.

Spectre d’inflation ?

Plus tard dans la soirée, Janet Yellen en a remis une couche en déclarant que cette inflation est un phénomène transitoire qui se normalisera en même temps que la chaîne d’approvisionnement. Il y a sans doute un fond de vérité là-dedans, mais nous faisons tout de même partie de ceux qui entrevoient aussi un certain nombre d’éléments structurels dans l’évolution actuelle de l’inflation. Les prix de pour ainsi dire toutes les matières premières s’envolent, et des pénuries se manifestent un peu partout. Nous sommes d’ailleurs en très bonne compagnie dans ce camp vu qu’avant-hier, Warren Buffet et son principal associé Charlie Munger ont indiqué qu’il ne fallait pas attendre l’arrivée de l’inflation étant donné que celle-ci est déjà bien présente. Et bien que Janet Yellen soit à notre avis une femme très intelligente, nous aurions plutôt tendance à croire les hommes qui ont le plus d’expérience et qui, du haut de leurs 90 et 97 ans respectifs, peuvent se permettre de dire ce qu’ils pensent vraiment. A cet âge-là, c’est sans doute le moment ou jamais…

Après-bourse, l’indice des prix à la consommation de la Corée du Sud a d’ailleurs révélé un niveau de 2,3%, là aussi le plus élevé depuis 2017. La preuve qu’il s’agit bel et bien d’un phénomène mondial… Il est clair que le débat au sujet de l’inflation et, dans la foulée, les fluctuations des taux d’intérêt qui nous attendent dans les semaines et les mois à venir, contribueront à imprimer la direction que prendront les marchés du risque en général et les marchés-actions en particulier.

Des marchés nerveux

Et bien que nous nous en tenions à notre vision à plus long terme, qui est positive à l’égard des actions et dans laquelle l’augmentation de l’inflation joue un rôle favorable – car une inflation en hausse s’accompagnant de taux d’intérêt qui ne progressent pas vraiment induit des taux d’intérêt réels négatifs et donc un environnement propice aux actifs réels –, nous sommes conscients que cette même inflation peut à plus court terme engendrer de la nervosité et de la volatilité. Ce constat, combiné à un certain nombre d’éléments techniques moins engageants que nous évoquions ces derniers jours – et en particulier le fait que le marché est suracheté et présente çà et là des tendances spéculatives manifestes –, nous incite à court terme à la prudence.

Pour le reste, nous guetterons cette semaine surtout le rapport américain sur l’emploi qui sera publié vendredi, et en particulier l’interprétation que lui donnera Mister Market.

Chiffres clés du 03/05/2021

Index Clôture +/- Depuis début 2021
Belgique: Bel-20 4014,30 -0,60% 10,85%
Europe: Stoxx Europe 600 437,39 -0,31% 9,61%
USA: S&P500 4181,17 -0,72% 11,32%
Japon: Nikkei 28812,63 -0,83% 4,99%
Chine: Shanghai Composite 3446,86 -0,81% -0,76%
Hongkong: Hang Seng 28724,88 -1,97% 5,49%
Euro/dollar 1,20 -0,61% -1,61%
Brent pétrole 67,36 -1,86% 29,81%
Or 1770,46 0,08% -6,71%
Taux belge à 10 ans 0,14
Taux allemand à 10 ans -0,20
Taux américain à 10 ans 1,63
Source : Refinitiv Datastream

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