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Santa Powell
30 NOV

Santa Powell

30-11-2018
Philippe Gijsels – Chief Strategy Officer
Philippe Gijsels
Philippe Gijsels Chief Strategy Officer Profil
Rédigé le 30-11-2018 10:22
Publié le 30-11-2018 10:22
Le président de la FED a-t-il lancé un rally de fin d'année ? Si oui, sera-t-il freiné par le Brexit et les tensions commerciales ?

Sommaire

  • Y aura-t-il un rally de fin d'année ?
  • La Fed semble se diriger vers une pause dans les hausses de taux d'intérêts
  • Santa Powell a-t-il ouvert la porte au rally?
  • Le Brexit et le sommet du G-20 peuvent-ils avoir un impact négatif ?
     
Revoici venue la période de l’année où les sapins de Noël font leur apparition dans les rues. A moins qu’ils n’y soient déjà depuis un certain temps, car l’effervescence des fêtes semble s’installer de plus en plus tôt… Et chaque année, les sapins, boules et autres illuminations portent en eux l’espoir d’un rally de fin d’année, en particulier les années qui ont donné du fil à retordre aux taureaux… comme en 2018, incontestablement.

Y aura-t-il un rally de fin d'année ?

Pourtant, le rally se fait attendre. Comme pendant le restant de l’année, les incertitudes géopolitiques gâchent l’ambiance: le Brexit, le budget italien et le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine dominent toujours l’actualité. Quoi qu’il en soit, il ne faut pas oublier qu’une cause importante – pour ne pas dire la principale – des difficultés rencontrées par les marchés actions résidait cette année dans le durcissement des politiques monétaires à travers le monde. La Federal Reserve, tout particulièrement, a pompé des liquidités hors du système en procédant à plusieurs relèvements des taux et en allégeant lentement mais sûrement son bilan, privant au passage les pays émergents d’oxygène à travers le mécanisme du raffermissement de l’USD.

La Fed semble se diriger vers une pause dans les hausses de taux d'intérêts

Ce constat explique d’emblée l’importance que le marché a accordée hier à l’intervention de Jerome Powell. Jouant à la fois à Saint-Nicolas et au Père Noël, le président de la Fed a en effet ouvert grand la porte à une pause dans le cycle de relèvements des taux l’année prochaine (peut-être dès mars). A l’entendre, les taux à court terme se rapprocheraient dès à présent de la zone neutre (un niveau qui n’est de nature ni à stimuler ni à freiner l’économie). Or, il y a moins d’un mois, il prétendait que nous en étions encore loin… Qu’est-ce qui a bien pu lui faire changer d’avis? Les statistiques économiques un peu moins brillantes, les commentaires de Donald Trump – qui a déjà manifesté à plusieurs reprises son insatisfaction devant l’approche adoptée par le président de la banque centrale – ou le repli des marchés actions? Sans doute un peu des trois, mais le dernier facteur pèse tout de même le plus lourd…

Santa Powell a-t-il ouvert la porte au rally ?

Mais l’un dans l’autre, ce n’est pas si important. Bien sûr, nous pourrions nous poser de grandes questions sur le monde monétaire et économique dans lequel nous vivons, un système dans lequel les banques centrales volent à la rescousse avec une nouvelle salve de liquidités dès que l’économie – ou surtout les bourses – manque un peu d’air. On pourrait croire que tôt ou tard, ce système se heurtera à ses propres limites, mais pour l’heure, l’essentiel est qu’en balayant le principal frein à la hausse boursière (le durcissement de la politique monétaire), Santa Powell vient peut-être de donner le coup d’envoi du rally de fin d’année que nous attendions tous.

Le Brexit et le sommet du G-20 peuvent-ils avoir un impact négatif ?

A condition bien entendu que les mauvaises surprises nous soient désormais épargnées, par exemple lors du vote sur le Brexit le 11 décembre ou de la rencontre entre Donald Trump et le président Xi ce week-end. Les deux hommes s’installeront autour de la table samedi et Donald Trump a d’ores et déjà fait miroiter sur Twitter la possibilité d’un accord. Certes, ce ne serait pas la première fois qu’il nous induit en erreur de la sorte, mais en tout cas, nous aurons à la fin du week-end une idée plus claire des véritables intentions de Donald Trump et des Etats-Unis. Toutes les menaces proférées et barrières commerciales imposées sont-elles – comme il le décrit dans son "The art of the deal" – une technique de négociation consistant à exercer une pression maximale pour finalement aboutir à un accord avantageux et faire plaisir à sa base? Ou doit-on plutôt y voir une tentative de freiner l’avènement de la Chine en tant que puissance de taille mondiale? Dans ce dernier cas, un accord semble moins probable… Mais en attendant, nous guettons les nouvelles de Buenos Aires avec plus d’attention qu’à l’accoutumée, sans trop nous éloigner du sapin…

Chiffres clés du 29/11/2018

Index Clôture +/- Depuis début 2018
Belgique: Bel-20 3491,99 0,52% -12,21%
Europe: Stoxx Europe 600 358,10 0,20% -7,99%
USA: S&P 500 2737,76 -0,22% 2,40%
Japon: Nikkei 22262,60 0,39% -2,21%
Chine: Shangai Composite 2567,44 -1,32% -22,37%
Hongkong: Hang Seng 26451,03 -0,87% -11,59%
Euro/dollar 1,14 0,98% -5,18%
Brent pétrole 59,64 0,05% -10,46%
Or 1227,35 1,14% -5,84%
Taux belge à 10 ans 0,77
Taux allemand à 10 ans 0,32
Taux américain à 10 ans 3,04

Source : Thomson Reuters IBES
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