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Soulagement en réaction à la décision de la Fed et aux résultats des entreprises
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1 AOÛT

Soulagement en réaction à la décision de la Fed et aux résultats des entreprises

1-8-2022
Patrick Casselman – Senior Equity Specialist
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Rédigé le 1-8-2022 09:54
Publié le 1-8-2022 09:54
Tant au cours de la dernière semaine que durant tout le mois de juillet, les bourses sont parvenues à récupérer une partie de leur repli marqué du premier semestre.
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Sommaire

  • La Fed relève les taux comme prévu
  • Déjà une récession "technique" aux Etats-Unis
  • Bientôt une Europe sans gaz russe ?
  • Les résultats du premier semestre dépassent pour la plupart les attentes, mais la prudence est de mise pour le second semestre
  • Les marchés baissiers et les récessions renferment généralement les meilleures opportunités d’achat
La semaine dernière, le S&P500 a grimpé de 4,3% et le Stoxx Europe 600 de 3%. Sur tout le mois de juillet, ces deux indices boursiers ont signé une remontée de respectivement 9,1% et 7,6%. Ce ne sont pourtant pas les soucis macroéconomiques qui manquent, et les banques centrales ont comme on s’y attendait procédé à des relèvements substantiels des taux d’intérêt. Cependant, l’inflation a probablement dans l’intervalle atteint son pic et les taux obligataires ont raisonnablement diminué ces dernières semaines en prévision d’un refroidissement de l’économie. De plus, les résultats des entreprises étaient pour la plupart meilleurs que ne le laissaient à penser les baisses des cours marquées enregistrées depuis le début de l’année.

La Fed relève les taux comme prévu

Bien que d’aucuns aient redouté un instant un relèvement d’un pour cent entier, la banque centrale américaine a fait ce qui était généralement attendu de sa part en relevant le taux directeur de 0,75% pour le porter à 2,25 - 2,5%, un niveau considéré comme neutre. Le président Jerome Powell n’a pas exclu l’éventualité d’un nouveau relèvement de 0,75% en septembre dans l’hypothèse où l’inflation ne diminuerait pas encore clairement d’ici là, mais il a promis que le rythme des relèvements des taux pourrait être modéré par la suite.

Le consensus est à présent d’avis que le taux directeur pourrait encore augmenter de 1% d’ici la fin de l’année, à savoir 0,5% en septembre et ensuite 2 relèvements de 0,25%. Il atteindrait ainsi 3,25 - 3,5% d’ici la fin de l’année. Une pause est ensuite généralement attendue et pourrait être suivie à partir du second semestre de 2023 de quelques abaissements des taux si l’économie américaine venait à trop ralentir d’ici là.

Déjà une récession "technique" aux Etats-Unis

L’économie américaine a laissé entrevoir au deuxième trimestre une contraction de 0,9% après un repli de 1,6% au premier trimestre (chaque fois en base trimestrielle convertie en glissement annuel). Si l’on se base sur la définition officielle de 2 trimestres consécutifs de contraction économique, les Etats-Unis se trouvaient donc déjà dans une récession durant le premier semestre qui vient de s’achever. Cette situation était certes principalement due à des facteurs techniques comme le repli des exportations dû à la cherté du dollar et l’impact négatif sur les stocks de l’inflation élevée et des problèmes d’approvisionnement.

Quoi qu’il en soit, le semestre écoulé n’a pas été ressenti comme une période de récession véritable, comme en témoigne la vigueur persistante du marché de l’emploi. Un symptôme plus significatif d’une récession serait à présent quelques mois successifs de pertes d’emplois et de hausse du taux de chômage. Le risque d’un tel scénario a augmenté en ce sens que l’indicateur précurseur de la confiance des directeurs d’achat (PMI) a reculé de 5 points pour retomber à 47,5 points, autrement dit en deçà du seuil des 50 points marquant la frontière entre croissance et contraction, et aussi son niveau le plus bas des 26 derniers mois.

Bientôt une Europe sans gaz russe ?

Dans la zone euro, l’économie a laissé entrevoir une croissance plus marquée que prévu au deuxième trimestre, à savoir de 0,7% en glissement trimestriel. Cependant, les indicateurs de confiance ont accusé un recul en Europe également, avec un PMI qui s’est retranché sous la barre des 50 points et l’indice allemand IFO qui est retombé à son niveau le plus bas des 25 derniers mois. On y verra le résultat de l’inflation élevée, qui a encore atteint le mois dernier un record de 8,9%, ainsi que de la crainte d’une pénurie d’énergie.

L’Europe se prépare à un éventuel arrêt total des livraisons de gaz en provenance de Russie. Le ravitaillement au moyen du gazoduc Nord Stream 1 a dans l’intervalle repris, mais à 20% seulement de sa capacité normale. La Russie prétend néanmoins que cette situation est uniquement due à la maintenance d’une turbine cruciale.

Dans le pire des cas, la consommation d’énergie devra être rationnée, ce qui ferait comme principales victimes l’industrie européenne et la production d’électricité. Si ces activités doivent s’accommoder de moins de gaz, elles devront passer à d’autres sources d’énergie ou arrêter temporairement la production. BASF a d’ores et déjà décidé de mettre ses usines de fertilisants à l’arrêt en raison des prix trop élevés du gaz. Si d’autres industries se voient contraintes d’arrêter temporairement leur production à l’approche de l’hiver, nous serions en présence d’un facteur additionnel susceptible de faire sombrer l’Europe dans une récession dans les trimestres à venir.

Les résultats du premier semestre dépassent pour la plupart les attentes, mais la prudence est de mise pour le second semestre

Aux Etats-Unis, 70% des entreprises ont jusqu’ici dépassé les attentes d’en moyenne 3%. Une issue favorable, certes, mais néanmoins inférieure à la bonne surprise moyenne des trimestres précédents.

En Europe également, les bonnes surprises sont nombreuses sur le front des bénéfices, notamment de la part des entreprises du secteur de l’énergie, des constructeurs automobiles, des producteurs de semi-conducteurs, de la chimie, des matériaux de construction, des articles de luxe, de l’industrie alimentaire, etc. Certaines de ces entreprises revoient également à la hausse leurs perspectives pour toute l’année, mais d’autres préfèrent les maintenir en dépit du premier semestre vigoureux, histoire de tenir compte des défis qui les attendent au second semestre, à savoir de nouvelles hausses des coûts et éventuellement un ralentissement de la demande. Les analystes se montrent eux aussi un peu plus prudents dans leurs prévisions de bénéfices pour l’année prochaine, même s’ils ne tablent pas sur un repli abrupt.

Les marchés baissiers et les récessions renferment généralement les meilleures opportunités d’achat

Comme vous le voyez, un marché baissier n’empêche pas de vigoureux rebonds intermédiaires qui se manifestent généralement après des replis exagérés. Les mois à venir pourraient donc encore se montrer très volatils, mais même si la récession ne peut pas être évitée, il faut savoir que le début d’une telle période de conjoncture difficile s’assortit la plupart du temps aussi des cours boursiers les plus bas et offre donc les meilleures opportunités d’achat.

Chiffres clés du 25/07/2022 au 29/07/2022

Index Clôture +/- Depuis début 2022
Belgique: Bel-20 3796,84 1,55% -11,91%
Europe: Stoxx Europe 600 438,29 2,95% -10,15%
USA: S&P500 4130,29 4,26% -13,34%
Japon: Nikkei 27801,64 -0,40% -3,44%
Chine: Shangai Composite 3253,24 -0,51% -10,62%
Hongkong: Hang Seng 20156,51 -2,20% -13,85%
Euro/dollar 1,02 -0,33% -10,34%
Brent pétrole 110,06 6,60% 40,38%
Or 1764,24 1,92% -3,19%
Taux belge à 10 ans 1,42

Taux allemand à 10 ans 0,83

Taux américain à 10 ans 2,64


Source : Refinitiv Datastream

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