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Un colis piégé sous le sapin
31 DÉC

Un colis piégé sous le sapin

31-12-2018
Geert Ruysschaert – Head of Investment Communication
Geert  Ruysschaert
Geert Ruysschaert Head of Investment Communication Voir tous les experts
Rédigé le 31-12-2018 08:51
Publié le 31-12-2018 08:51
Un instant, il a semblé qu'au lieu d'un cadeau, le Père Noël avait déposé sous le sapin un colis piégé à l'intention de l'investisseur.

Sommaire

  • La période de Noël aura été marquée par des fluctuations violentes des cours sans actualités significatives
  • Incertitude à attribuer pour une part au changement de politique des banques centrales
  • Impression de déjà vu
A l’heure où la plupart des investisseurs faisaient leur choix parmi leurs habits de fête, Wall Street a subi un improbable effondrement. Heureusement, les pertes ont été épongées de manière spectaculaire les jours suivants.

Quoi qu’il en soit, l’investisseur en a pris un coup, d’autant que les nouvelles se faisaient particulièrement rares à ce moment précis.

L’illusion du jour

Si les cours des actions sont censés traduire les bénéfices futurs attendus des entreprises, force est d’admettre que cette théorie permet difficilement d’expliquer les cabrioles des derniers jours. Si l’on observe les bourses sur une période plus longue, il est vrai que le matériel empirique étaye dans une large mesure la relation entre les bénéfices et les cours, mais à court terme, c’est l’illusion du jour qui domine.

Et parmi les éléments les plus frappants à cet égard, nous retrouvons le drame du Brexit qui se rapproche de son dénouement, les querelles politiques au sujet du budget américain et les tensions persistantes entre les Etats-Unis et leurs principaux partenaires commerciaux.

Une cause plus profonde

Mais le mal a une cause bien plus profonde, en l’occurrence le changement d’attitude des banques centrales. 2019 s’annonce comme l’année au cours de laquelle les banques centrales, en plus de cesser leurs injections nettes de liquidités, vont même plutôt retirer des capitaux du système. Elles sont en effet convaincues que l’économie mondiale est à nouveau capable de voler de ses propres ailes, sans leurs interventions. Et en soi, c’est une bonne nouvelle.

Le seul problème, c’est que les marchés financiers sont dans l’intervalle devenus tellement dépendants de ces injections de liquidités qu’ils ont l’impression de ne plus pouvoir faire sans. Voilà qui explique l’agitation ambiante.

Déjà vu

Cela dit, nous avons déjà vécu un épisode semblable, lorsque la banque centrale américaine avait annoncé il y a quelques années son intention d’abandonner progressivement sa politique d’extrême souplesse. A l’époque, les principales victimes avaient été les actions des pays émergents, mais elles s’en sont entretemps entièrement remises. Un constat qui, en ce dernier jour de 2018, pourrait peut-être nous redonner espoir…

Chiffres clés du 27/12/2018 au 29/12/2018

Index Clôture +/- Depuis début 2018
Belgique: Bel-20 3209 -0,99% -19,33%
Europe: Stoxx Europe 600 336,226 -0,13% -13,61%
USA: S&P 500 2485,74 2,86% -7,03%
Japon: Nikkei 20014,77 -0,75% -12,08%
Chine: Shangai Composite 2493,9 -0,89% -24,59%
Hongkong: Hang Seng 25504,2 -0,97% -14,76%
Euro/dollar 1,14345 0,18% -4,78%
Brent pétrole 53,14 -1,88% -20,22%
Or 1277,53 1,40% -1,99%
Taux belge à 10 ans 0,78
Taux allemand à 10 ans 0,24
Taux américain à 10 ans 2,74
Source : Thomson Reuters IBES
Geert  Ruysschaert

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