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Un rebond de courte durée
23 NOV

Un rebond de courte durée

23-11-2018
Marc Eeckhout – Strategist & Real Estate Analyst
Marc Eeckhout
Marc Eeckhout Strategist & Real Estate Analyst Profil
Rédigé le 23-11-2018 10:22
Publié le 23-11-2018 10:22
La relance observée sur les marchés-actions mercredi est restée sans suite hier.

Sommaire

  • Black Friday : début des achats de fin d’année
  • L’Europe toujours sous l’emprise du budget italien
  • Projet d’accord au sujet du Brexit
  • Baisse de la confiance des consommateurs en Europe
 
En cause, une fois de plus le budget italien, le conflit commercial et les doutes quant aux perspectives de croissance de l’économie mondiale. Les actions européennes affichaient à la clôture des pertes oscillant entre un demi pour cent et un pour cent et demi. Les secteurs qui se sont montrés les plus volatils ces dernières semaines (la technologie, l’énergie et les valeurs financières) ont une nouvelle fois été les plus sévèrement sanctionnés. Aucune relance durable ne s’annonçant dans l’immédiat, il devient de plus en plus probable que le rendement de toute une série d’actifs se révèle négatif pour la totalité de 2018. La bourse de Wall Street était fermée pour Thanksgiving, et le Japon célébrait un jour férié également. Les indices d’actions des pays émergents d’Asie ont pour leur part essuyé des pertes modérées. Le pétrole a perdu du terrain et l’or a fait du surplace.

Black Friday : début des achats de fin d’année

Nouveau jour de fête aujourd’hui, mais cette fois pour les commerçants. Le Black Friday, une tradition qui nous vient des Etats-Unis, marque le coup d’envoi de la saison des achats de fin d’année. Les remises colossales proposées pour l’occasion sont entretemps devenues une coutume dans nos contrées également. Si les magasins physiques sont aux premières loges pour en tirer profit, les ventes en ligne ne sont pas en reste. L’avenir n’y changera rien. D’aucuns redoutent que les magasins physiques n’aient plus d’avenir et soient appelés à disparaître sous l’avalanche d’acteurs en ligne. 

Certes, les détaillants qui ne se démarquent pas par un concept unique ou qui s’abstiennent de toute présence sur Internet s’exposent à d’énormes difficultés. Cette tendance est d’ailleurs appelée à se poursuivre pendant un certain temps encore, notamment en raison du comportement d’achat tout à fait différent des jeunes. Mais cela n’empêchera pas les commerces de détail de continuer à jouer un rôle essentiel à condition de combiner magasins physiques et présence en ligne (omnichannel), de se focaliser sur le service ou le transfert de connaissances, de faire office de vitrine ou d’atelier de réparation, d’organiser des événements à l’intention des visiteurs et de se trouver à un endroit stratégique ou d’être aisément accessibles.

L’Europe toujours sous l’emprise du budget italien 

Bien que Messieurs Di Maio (Mouvement Cinq Etoiles) et Salvini (Lega) semblent devenir un peu plus conciliants à l’égard des exigences de la Commission européenne, les investisseurs continuent à se faire du souci. Devant l’obstination de l’Europe à rejeter avec véhémence le projet de budget pour l’année prochaine et les suivantes, ils redoutent en effet des sanctions à l’encontre de l’Italie. Un premier pas dans cette direction vient en tout cas d’être franchi. Cela, l’échec essuyé lors d’une mise aux enchères d’emprunts d’Etat et l’envolée des taux d’intérêt italiens qui s’en est suivie sont autant d’éléments faisant pression sur Di Maio et Salvini. Les deux hommes finiront par devoir céder, mais on peut s’attendre à ce qu’ils retardent ce moment le plus possible dans l’espoir que leur fermeté jouera en leur faveur lors des élections européennes de 2019.

Projet d’accord au sujet du Brexit

Dans le dossier du Brexit (prévu le 29 mars 2019), les négociateurs européens et britanniques ont fait un nouveau (petit) pas en avant en élaborant conjointement un projet de déclaration au sujet de la collaboration future dans divers domaines comme l’économie, la sécurité et l’Irlande. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, espère que ce projet sera ratifié dimanche par les chefs d’Etat et de gouvernement européens. Le hic, c’est que la discussion a fait remonter à la surface le conflit de longue date entre l’Espagne et la Grande-Bretagne au sujet de Gibraltar. 

Un facteur au moins aussi important reste l’attitude du parlement britannique. En dépit de la démission du négociateur du Brexit et de quatre ministres, sans oublier les attaques verbales pour le moins acerbes, aucune motion de méfiance n’a encore été prise à l’encontre de la première ministre Theresa May. La seule chose que nous puissions aujourd’hui avancer avec certitude est que l’impasse politique est totale et que toutes les options restent ouvertes.

Baisse de la confiance des consommateurs en Europe

Les événements des dernières semaines ont eu des retombées négatives sur la confiance des consommateurs de la zone euro, qui s’est enfoncée plus profondément que prévu dans le rouge. Le "surprise index" trahit pour sa part un ralentissement de la dynamique qui anime l’Europe. Pour l’heure, le président de la BCE Mario Draghi ne s’inquiète pas outre mesure. Cette semaine, il a fait part de son intention de mettre à exécution son projet d’abandon définitif du programme d’achat d’obligations. Par contre, on peut tout doucement commencer à douter de la faisabilité du relèvement des taux projeté par l’Europe pour après l’été de 2019.

Chiffres clés du 22/11/2018

Index Clôture +/- Depuis début 2018
Belgique: Bel-20 3426,89 -1,28% -13,85%
Europe: Stoxx Europe 600 352,57 -0,70% -9,41%
USA: S&P 500 2649,93 0,00% -0,89%
Japon: Nikkei 21646,55 0,65% -4,91%
Chine: Shangai Composite 2645,43 -0,23% -20,01%
Hongkong: Hang Seng 26019,41 0,18% -13,03%
Euro/dollar 1,14 0,11% -5,01%
Brent pétrole 62,86 -0,79% -5,63%
Or 1227,82 0,10% -5,80%
Taux belge à 10 ans 0,82
Taux allemand à 10 ans 0,37
Taux américain à 10 ans 3,06
Source : Thomson Reuters IBES
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