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Émissions de CO2: un point d’inflexion en 2019?
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24 MARS

Émissions de CO2: un point d’inflexion en 2019?

24-3-2020
Caroline Palumbo – Investment Communication Manager
Caroline Palumbo
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Rédigé le 11-3-2020 16:24
Publié le 24-3-2020 07:00
La stabilisation des émissions de CO2 en 2019 est une bonne nouvelle. Elle illustre notamment les progrès dans le développement des énergies renouvelables. Mais il reste beaucoup à faire.
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Sommaire

  • Les émissions de CO2 liées à l’énergie sont restées stables en 2019 malgré la croissance économique
  • Une bonne nouvelle, liée à des phénomènes tant temporaires que structurels
  • Les émissions baissent en Europe et aux États-Unis grâce aux énergies renouvelables
  • Les pays émergents restent à la traîne, en raison notamment d’une gouvernance inefficace
  • Le défi demeure colossal pour ramener les émissions de CO2 à un niveau soutenable
Les émissions de CO2 liées à la production d’énergie ont stagné en 2019 selon le rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Une bonne nouvelle pour le climat dans la mesure où elles incluent la production d’électricité, la climatisation, le chauffage ainsi que le transport et les industries. Cela représente au total pas moins de 80% des gaz à effet de serre (GES). Depuis 1993, les émissions de CO2 du secteur de l’énergie n’ont baissé qu’à deux reprises : en 2009 à la suite de la crise des subprimes et en 2015 sur fond de ralentissement de l’économie chinoise. En 2019, elles sont restées stables malgré un climat économique plutôt favorable, la croissance du PIB mondial ayant atteint 2,9%.
Il y a aussi des phénomènes plus structurels comme la fermeture des centrales à charbon en Europe du Nord ou l’essor des énergies renouvelables.Caroline Palumbo

Des phénomènes temporaires et structurels

Pour conclure à une avancée historique, il convient d’identifier les origines de cette stagnation des émissions en 2019. Il y a tout d’abord des phénomènes temporaires comme les difficultés rencontrées par l’économie indienne ou la croissance du nucléaire en Asie. Mais il y a aussi des phénomènes plus structurels comme la fermeture des centrales à charbon en Europe du Nord ou l’essor des énergies renouvelables. Enfin, il y a ces phénomènes dont on ne sait s’ils vont durer comme le ralentissement de la croissance en Chine, les températures plus clémentes ou les prix concurrentiels du gaz.

Les États-Unis et l’Europe en bons élèves

Au niveau géographique, les États-Unis ont connu une baisse de 141 millions de tonnes des émissions de CO2 en 2019. Malgré la politique de Donald Trump, de nombreux États restent engagés dans la transition énergétique. Les énergies renouvelables continuent clairement de se développer alors que les centrales au charbon ferment.

L’Europe a réduit ses émissions de CO2 de 159 millions de tonnes en 2019. Pour la première fois, le nucléaire était la première source d’électricité. Il supplante le charbon, qui perd du terrain aussi en faveur de l’éolien. A l’échelle mondiale, le renouvelable représente 26% du mix énergétique mondial. Cette part devrait doubler d’ici 10 ans selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables.

Le défi demeure colossal

Les pays émergents comme la Chine et l’Inde continuent par contre d’émettre plus de CO2 chaque année. Outre leur handicap démographique, ces pays souffrent de leur retard en matière de gouvernance. Or, les régions les plus avancées en matière de durabilité sont celles qui disposent de la gouvernance la plus forte. Plus la régulation est efficace, plus elle offre un socle de développement et de concurrence entre les entreprises sur la question de la durabilité. À ce niveau, les pays émergents ont encore un long chemin à parcourir. Comme le disait Laszlo Varro, économiste en chef de l’AIE, « l'humanité est toujours en route pour l'enfer, mais nous avons levé le pied de l'accélérateur ».

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