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Les femmes sauveront-elles le monde?
17 JUIL

Les femmes sauveront-elles le monde?

17-7-2018
Caroline Thijssen – Head of Sustainable & Responsible Development Retail & Private Banking
Caroline Thijssen Head of Sustainable & Responsible Development Retail & Private Banking Voir tous les experts
Rédigé le 17-7-2018 08:52
Publié le 17-7-2018 08:52
Un monde meilleur, qui n'en rêve pas? Pour trouver et échanger des idées concrètes à ce sujet, BNP Paribas Fortis a réuni début juin à Bruxelles 300 entrepreneuses et dirigeantes d'entreprises belges lors de la première édition de «Women for a changing world».

Sommaire

  • Pour rester rentables, les entreprises doivent adopter maintenant des modèles durables
  • Question clé pour toute entreprise : créons-nous de la valeur ajoutée pour la planète ?
  • Les jeunes générations ont une vision différente de la durabilité
Pour relever les grands défis de demain, entreprises et entrepreneurs vont devoir se réinventer à court terme. C'est une évidence. Mais comment faire concrètement ? Cette question était au centre de l'événement « Women for a changing world ». Tout comme les 17 objectifs du développement durable (ODD), que les gouvernements, les entreprises et les citoyens doivent intégrer dans leurs efforts en vue de rendre la société plus durable. L'orateur principal était Philippe Joubert, le conseiller en durabilité de renommée internationale. Pendant des années, il a travaillé pour le géant français de l'énergie Alstom avant de fonder en 2012 sa propre entreprise, Earth On Board.

Rentable à long terme

Avec son entreprise, M. Joubert conseille les comités de direction et les conseils d'administration de grandes entreprises sur la durabilité et l'impact social. Il est convaincu que seules les entreprises qui franchissent le pas aujourd'hui resteront suffisamment rentables à long terme. M. Joubert siège également au conseil d'administration du Cambridge Institute for Sustainability Leadership (CISL). « On s'obstine à croire, à tort, que durabilité et rentabilité s’opposent », a-t-il expliqué à son public. « À court terme, les entreprises qui adoptent aujourd'hui une approche durable perdront effectivement en rentabilité, mais à long terme, elles gagneront de l'argent. »
On s'obstine à croire, à tort, que durabilité et rentabilité s’opposent.Philippe Joubert, expert en durabilité

Une tromperie facturée des milliards d'euros

« Tôt ou tard vient le jour où les entreprises qui n'ont pas sauté le pas doivent payer l'addition pour la pollution, la déforestation ou les changements climatiques dont elles sont en partie responsables », a-t-on entendu à Bruxelles.
Ainsi, M. Joubert a notamment évoqué Volkswagen, qui, pour avoir utilisé un logiciel truqueur, écope d'une facture de plusieurs milliards d'euros sous forme de perte de valeur boursière. « Aussi les entreprises devraient-elles toutes se poser aujourd'hui cette question essentielle : offrons-nous vraiment une plus-value pour toutes les parties prenantes, y compris la planète ?

Le prix des émissions de CO2

M. Joubert l'a martelé dans son discours : les dirigeants doivent arrêter de penser qu'il leur suffit de se conformer aux obligations légales. « La loi est toujours en retard », estime-t-il. « Songez au prix des émissions de CO2. Même en Europe, le problème reste particulièrement aigu et les émissions ne sont pas encore suffisamment prises en compte. » Il plaide pour la prise en considération d'une sorte de prix fantôme dans les décisions d'investissements importantes. L'idée étant que la facture réelle arrivera tôt ou tard. « Ainsi, les dirigeants n'auront pas de surprises à ce moment-là. »

Tenir compte des jeunes générations

Selon M. Joubert, nous nous trouvons en pleine phase de transition. « Les entreprises ne peuvent pas faire comme si rien n'avait changé. Outre le risque de se voir un jour facturer les coûts externes, elles subissent également la pression des autorités de surveillance, de toutes sortes de parties prenantes et du consommateur. Les jeunes générations ont de la durabilité une vision très différente de celle des générations précédentes. Les entreprises doivent en tenir compte. »
Coca-Cola veut collecter et recycler tous ses emballages d'ici 2030.Ulrike Sapiro, Coca-Cola

L'ambitieux engagement de Coca-Cola

Dans le sillage de M. Joubert ont suivi des témoignages concrets, entre autres de Colruyt et Coca-Cola. Des témoignages féminins, bien évidemment. Astrid Van Parys est responsable de la durabilité chez Colruyt Group. Elle s'est adressée au public, féminin dans sa quasi-totalité. « Nous, les femmes, avons le don naturel d'établir mieux et plus rapidement la corrélation entre les choses. »
Pour une entreprise comme Coca-Cola, tout est plus difficile en matière de durabilité, comme l'admet de bonne grâce Ulrike Sapiro, global senior director auprès de la fameuse marque de sodas. Pourtant, elle a dévoilé à Bruxelles un engagement particulièrement ambitieux : Coca-Cola veut collecter et recycler tous ses emballages d'ici 2030.

Des ateliers aux idées concrètes

Puis vint le moment de joindre l'acte à la parole. Toutes les participantes pouvaient s'inscrire à deux des neuf ateliers qui proposaient des idées concrètes en matière d'économie circulaire, de chaînes alimentaires durables et de bien-être au travail. 
De nombreuses femmes présentes se sont montrées particulièrement enthousiastes à l'égard de cette première édition de « Women for a changing world ». BNP Paribas Fortis a dès lors annoncé son souhait de poursuivre dans cette voie.

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Caroline Thijssen Head of Sustainable & Responsible Development Retail & Private Banking
Mots-clés : Impact investing
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