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Donald Trump ou Kamala Harris à la Maison-Blanche?
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30 AOÛT

Donald Trump ou Kamala Harris à la Maison-Blanche?

30-8-2024
Koen De Leus – Chief Economist
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Rédigé le 29-8-2024 10:51
Publié le 30-8-2024 05:51
Donald Trump et Kamala Harris sont au coude à coude dans les sondages en vue de l’élection présidentielle américaine. Quelles sont les principales similitudes et différences entre les deux candidats?
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Si Kamala Harris remporte l’élection présidentielle, il devrait être davantage question d’évolution que de révolution. Elle hériterait notamment de l’Inflation Reduction Act (IRA) de Joe Biden. Bien que le programme économique de la candidate démocrate reste très flou, nous supposons qu’elle continuera à mettre en œuvre les plans de son prédécesseur, qu’elle a contribué à façonner, sans toutefois les élargir.

En tant que présidente, Kamala Harris entendra les plaintes de nombreux Américains lambda déçus par la situation économique. Plus précisément, ils estiment que les logements sont devenus inabordables et déplorent l’augmentation des prix des denrées alimentaires.

Curieusement, les Américains semblent faire davantage confiance à Donald Trump pour soutenir la croissance. Alors que l’économie américaine s’est bien comportée durant la présidence de Joe Biden et que l’augmentation des prix a déjà été compensée par des hausses de salaire. Mais le citoyen moyen ne s’en rend pas toujours compte.
Le marché du logement est plombé par la hausse des taux des crédits. L’offre de nouveaux logements s’est tarie et les ventes ont fortement diminué.

Marché du logement

Le marché américain du logement est plombé par la hausse des taux des crédits hypothécaires. L’offre de nouveaux logements s’est tarie et les ventes ont fortement diminué. Kamala Harris promet trois millions de logements supplémentaires si elle est élue.

Les entreprises de construction pourront bénéficier de crédits d’impôts si elles érigent des logements destinés aux personnes à faibles revenus. Du côté de la demande, un crédit d’impôts de 25.000 dollars serait accordé aux personnes qui achètent leur premier logement. Mais ce faisant, Kamala Harris risque d’attiser encore un peu plus les prix élevés de l’immobilier.

En outre, les familles ayant un enfant de moins d’un an bénéficieraient d’un crédit d’impôts de 6.000 dollars. La candidate démocrate se présente ainsi comme la présidente de la classe moyenne et des familles moins aisées.

Ce que Donald Trump promet également avec certaines mesures. Le candidat républicain place toutefois davantage l’accent sur les entreprises, la classe moyenne supérieure et les personnes plus aisées.

Plus ou moins d’impôts ?

En ce qui concerne les prix des denrées alimentaires, Kamala Harris entend répondre à la profonde inquiétude de la classe moyenne par rapport au coût de la vie. Elle souhaite lisser les augmentations de prix des producteurs de denrées alimentaires. Mais essayer de contrôler les prix par une action gouvernementale est une entreprise risquée. En effet, si le prix exigé est inférieur au coût marginal, la chaîne d’approvisionnement s’écroule comme un château de cartes.

En matière de fiscalité, les deux candidats sont diamétralement opposés. Kamala Harris veut financer les mesures environnementales et sociales en augmentant le taux d’impôts des sociétés de 21% à 28%. Donald Trump, en revanche, veut le réduire de 21% à 15%.

Une autre différence majeure entre les deux est leur point de vue sur la Réserve fédérale américaine (Fed). La candidate démocrate estime que cette agence gouvernementale devrait continuer à faire son travail de manière indépendante. Le candidat républicain a déjà fait savoir qu’il préférait définir lui-même la politique de la Fed.
Si cela ne tenait qu’à Donald Trump, l’État de droit s’effondrerait et certaines valeurs démocratiques seraient jetées aux oubliettes.Koen De Leus

Isolationnisme

Les principales différences entre Kamala Harris et Donald Trump sont toutefois leur vision respective de l’État de droit, la coopération internationale et du commerce mondial. Si cela ne tenait qu’à Donald Trump, l’État de droit s’effondrerait, certaines valeurs démocratiques seraient jetées aux oubliettes et la loi du plus fort prévaudrait. Il a par exemple estimé que les États-Unis ne devraient pas défendre les pays s’ils ne paient pas suffisamment pour leur adhésion à l’OTAN. Ce qui signifierait la fin de la Pax Americana et pourrait provoquer de graves chocs dans le monde entier. Sous le slogan America First, le candidat républicain veut augmenter les droits de douane pour tous les pays - et encore plus pour la Chine.

Notre service d’études a évalué l’impact des droits de douane sur l’économie. Si Donald Trump met son programme à exécution, nous prévoyons une baisse de la croissance au cours de la première année de 0,4% aux États-Unis et de 0,3% en Europe. L’inflation américaine augmenterait de 4% à 5% la première année et accélérerait encore en 2026. Les Américains les moins aisés seraient tout particulièrement affectés.

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