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1 JUIN

La mécanique du climat

1-6-2022
Wilfried Remans – Head Sustainability Network BNP Paribas
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Rédigé le 31-5-2022 13:53
Publié le 1-6-2022 05:53
Nos émissions de CO2 continueront d’influencer le climat pendant des milliers d’années. Mais nous pouvons encore agir maintenant pour que le réchauffement reste supportable.
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Sommaire

  • En 2100, le réchauffement climatique pourrait atteindre de +1,4°C à +4,4°C
  • La trajectoire que nous emprunterons dépend de multiples critères socio-économiques
  • Le CO2 continuera d’influencer le climat pendant des milliers d’années
  • Le méthane a un impact plus puissant et plus court sur l’effet de serre
  • Les aérosols influencent le climat et les écosystèmes
  • Il n’est pas trop tard pour agir, mais les investissements doivent au moins tripler
Le graphique résume les perspectives d’évolution de la température mondiale dans cinq scénarios évalués par le groupe de travail 1 du GIEC, dédié aux bases scientifiques. Ces trajectoires de référence dans le monde scientifique sont basées sur des hypothèses différentes en matière d’évolution de la population mondiale, de partage des solutions propres, etc. Les deux courbes en rouge font référence à un développement alimenté par les combustibles fossiles (SSP5) et à l’absence de coopération internationale (SSP3). Le SSP2 en orange équivaut à la poursuite de la trajectoire actuelle. Enfin, les deux scénarios SSP1 sont les trajectoires durables, l’objectif pour limiter l’impact du réchauffement climatique.
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Agir sur les principales sources de méthane, comme le bétail et les fuites des gisements d’hydrocarbures, a un effet marqué à court terme sur le climat et la qualité de l’air.

De nombreux intervenants

Même dans les scénarios SSP1, le CO2 anthropique, émis par l’activité humaine (hydrocarbures…), va influencer durablement le climat. Seuls 56% des émissions sont absorbés par la végétation et les océans. Le reste s’accumule dans l’atmosphère et affectera le climat sur Terre durant des milliers d’années.

Mais ce n’est pas le seul gaz à effet de serre. Le deuxième plus important est le méthane. Il se désintègre plus rapidement, en une dizaine d’années, mais a un effet bien plus puissant. De plus, il contribue à la formation d’ozone qui est toxique pour nous. Agir sur les principales sources de méthane, comme le bétail et les fuites des gisements d’hydrocarbures, a donc un effet marqué à court terme sur le climat et la qualité de l’air.

L’impact des aérosols

Un gaz à effet de serre retient dans l’atmosphère le rayonnement solaire réverbéré par la surface de la Terre. L’accumulation de tels gaz agit comme un film aux mailles de plus en plus serrées.

Les aérosols ont l’effet l’inverse. Ils reflètent le rayonnement solaire vers l’espace avant qu’il ne s’enfonce dans l’atmosphère. Ils peuvent être d’origine naturelle : érosion des sols, volcans… Plusieurs grandes éruptions ont ainsi marqué l’histoire du climat, comme l’année sans été de 1816.

La combustion de bois ou d’hydrocarbures génère aussi des aérosols. Les aérosols ont en effet un impact néfaste sur notre système respiratoire et les écosystèmes. Ces émissions baissent depuis la fin du siècle dernier à la suite de réglementations plus strictes.
Nous pourrons changer nos modes de vie et nos comportements, avec à la clé une diminution de 40% à 70% des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050.

Investir dans la transition

Le groupe de travail 3 du GIEC, dédié à l’atténuation du changement climatique, a publié début avril un nouveau rapport. Le message principal est qu’il n’est pas trop tard, mais il y a urgence. « Si nous opérons les bons choix … nous pourrons changer nos modes de vie et nos comportements, avec à la clé une diminution de 40% à 70% des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050 ».

Le rapport souligne que les solutions techniques existent déjà :
  • bâtiments à consommation énergétique nulle sous presque tous les climats ;
  • réutilisation ou recyclage des produits dans l’industrie ;
  • piégeage et stockage du CO2 par l’agriculture, etc.
Mais leur mise en œuvre nécessite de multiplier par trois à six les investissements dans la transition.

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