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Tourisme: la fin d’un modèle
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7 SEPT

Tourisme: la fin d’un modèle

7-9-2020
Caroline Palumbo – Investment Communication Manager
Caroline Palumbo
Caroline Palumbo Investment Communication Manager
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Rédigé le 4-9-2020 11:35
Publié le 7-9-2020 05:35
La crise du tourisme affecte l’économie, mais elle donne aussi un peu de répit aux écosystèmes. Pour répondre à une demande croissante, le secteur doit changer de modèle économique et sociétal.
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Sommaire

  • Le secteur du tourisme traverse une grave crise économique à cause du coronavirus
  • Ce coup d’arrêt nous permet aussi de mesurer les impacts néfastes du tourisme de masse
  • Émissions de CO2, prix de l’immobilier, dumping social et modèle à bout de souffle
  • La demande de voyages est soutenue par l’essor de la classe moyenne et la mondialisation
  • Pour répondre à cette demande croissante, l’OMT a posé les bases d’un tourisme durable
La crise du coronavirus a donné un coup d’arrêt au tourisme de masse et polluant. Nous avons tous vu ces images de la lagune vénitienne redevenue limpide et la limitation de notre mobilité nous a aussi permis de redécouvrir notre patrimoine local.

Économiquement, l’impact est toutefois colossal. Son chiffre d’affaires pourrait se contracter de 60% à 80% en 2020. Un vrai cataclysme puisqu’il représente à lui seul 10% du PIB et 12% des emplois mondiaux. Alors qu’on estimait les touristes mondiaux à environ 25 millions en 1950, ils étaient plus d'un milliard en 2013. Mais pour se rendre accessible, le secteur du tourisme a polarisé ses activités et favorisé des pratiques irrespectueuses des écosystèmes locaux.
Aux Maldives ou aux Seychelles, deux destinations très prisées, le tourisme représente entre 30% et 80% des émissions.

Impacts environnementaux et sociétaux

En 2018, le tourisme représentait 8 % des émissions de CO2 mondiales. Pour certains pays, le CO2 importé par cette activité pèse encore bien plus lourd. Aux Maldives ou aux Seychelles, deux destinations très prisées, le tourisme représente entre 30% et 80% des émissions.

Le modèle financier du secteur est aussi à bout de souffle comme l’illustre la faillite fin 2019 de Thomas Cook, la plus ancienne agence de voyages au monde. Elle n’a pas résisté à la concurrence des plateformes de location de logements en ligne comme Airbnb. Un essor qui a aussi provoqué une flambée des prix immobiliers dans de nombreuses métropoles.

De même, les compagnies à bas coûts ont rendu les vols moins chers, mais au prix d’un important dumping social.
95% de la population mondiale n’a jamais pris l’avion et 10% des Américains voyagent à l’étranger contre 25% des Français.Caroline Palumbo

Une demande soutenue

L’impact sociétal est donc considérable alors que le tourisme reste un luxe minoritaire pour l’ensemble de la planète. En effet, 95% de la population mondiale n’a jamais pris l’avion et 10% des Américains voyagent à l’étranger contre 25% des Français.

Structurellement, le développement du tourisme est lié à l’essor de la classe moyenne, en particulier en Asie. Par ailleurs, la nature du tourisme s’est considérablement élargie. Outre les voyages d’affaires, la mondialisation a favorisé l’élargissement géographique des cellules familiales, imposant l’émergence d’un tourisme identitaire. Un phénomène qui n’est pas près de s’arrêter et condamne donc le secteur à changer de modèle.

Tourisme durable

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a pris conscience des enjeux de durabilité et a mis en place le programme One Planet. Son but est de développer « un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux ». Inspiré des objectifs de développement durable des Nations unies, il définit trois piliers :
  1. Optimaliser l’utilisation des ressources en préservant l’environnement, les ressources naturelles et la biodiversité
  2. Respecter l'authenticité socioculturelle des communautés d'accueil et contribuer à l'entente interculturelle
  3. Assurer une sécurité socio-économique sur le long terme à toutes les parties prenantes (emplois stables, bénéfices, services sociaux pour les communautés d'accueil)

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