Les marchés financiers mondiaux ont connu un petit séisme à la mi-décembre. La Banque du Japon a changé de cap en laissant remonter les taux d’intérêt nippons à long terme. À y regarder de plus près, la décision est plutôt limitée. Au lieu de laisser les taux à 10 ans fluctuer dans une fourchette comprise entre -0,25% et +0,25%, la plage est désormais -0,5% à +0,5%. De plus, le Japon n’a pas de réel souci d’inflation et la gestion des finances publiques n’y est plus un sujet depuis des décennies. Au Japon, les banques et la banque centrale achètent systématiquement toutes les obligations dont l’État a besoin. Autrement dit, la mauvaise gestion des finances publiques n’a jamais de conséquences sur le coût de la dette.