À l’entame de l’année 2020, les économistes se montraient prudemment optimistes. Mais la pandémie a balayé toutes les prévisions. Les consommateurs sont désormais réticents à voyager, faire du shopping, fréquenter les restaurants, les salles de sport, les cinémas et les cafés. Les entreprises rechignent à investir. Au niveau géopolitique, les cartes ont été rebattues. Afin de lutter contre la pandémie, de nombreux pays ont érigé de nouvelles barrières et limité les voyages. La Chine, qui semblait inarrêtable, a vu son image écornée et son économie malmenée. Aux États-Unis, le coronavirus pourrait priver Donald Trump d’un second mandat. En Europe, il nous amène à redéfinir les priorités économiques, politiques et sociales après le Brexit.
Les perdants de la crise du coronavirus
L’impact global de la pandémie ne se mesurera qu’au cours des prochaines années. Mais certaines tendances se dessinent.
- Le secteur des transports sera très affecté tant à court qu’à long terme. Les citoyens évitent les déplacements inutiles, de mauvais augure pour les croisiéristes et les compagnies à bas coûts. Déjà sensibilisées par la « honte de voler », de plus en plus de personnes y réfléchiront à deux fois avant de prendre l’avion.
- L’horeca va connaître une période difficile, tout comme le commerce de détail, les centres sportifs et de loisirs ou la culture.
Les prix des matières premières devraient rester sous pression. Une bonne nouvelle pour les consommateurs, mais qui pourrait provoquer des faillites dans différents secteurs.
Les gagnants en Bourse
D’autres secteurs profitent de nos nouvelles habitudes.
- Comme les entreprises technologiques. Le télétravail et les mesures de distanciation stimulent la demande de services comme les vidéoconférences. Le streaming est plus populaire que jamais. La demande de services dans le cloud et de cybersécurité explose.
- Le secteur pharmaceutique et des soins de santé est aussi en vue. Le développement d’un vaccin attire des financements vers la recherche médicale. Nous sommes désormais plus conscients de la nécessité de services de soins publics.
En résumé, la crise recèle aussi des opportunités. Pour les fonds qui investissent dans les technologies de rupture, les soins de santé et la transition énergétique, les perspectives sont même excellentes.