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Crédit privé : la sélectivité est la clé !
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6 OCT

Crédit privé : la sélectivité est la clé !

6-10-2026
Serge Langhendries – Head of Private Investments – BNP Paribas Fortis Private Banking & Wealth Management
Serge Langhendries Head of Private Investments – BNP Paribas Fortis Private Banking & Wealth Management
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Rédigé le 5-10-2026 08:50
Publié le 6-10-2026 08:50
Le crédit privé est une option intéressante pour les investisseurs en quête de revenus récurrents et d’un rendement potentiel attractif. Il est toutefois essentiel d’adopter une approche sélective.
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Qu’est-ce que le crédit privé ?

Le crédit privé est une des sous-classes des actifs privés, avec le private equity ainsi que les infrastructures et l’immobilier privés. Les fonds de crédit privé fournissent des financements en dehors du circuit bancaire.

Les prêts privés présentent globalement les mêmes caractéristiques que les obligations cotées. Ils ont une valeur nominale et une échéance. La valeur nominale est généralement remboursée à l’échéance. En outre, la plupart des prêts prévoient également le versement d’intérêts périodiques, ce qui génère des flux financiers stables. Mais il existe une différence importante entre les 2. Contrairement aux obligations cotées, les crédits privés ne se négocient pas sur un marché public. Les personnes qui investissent en crédit privé doivent disposer d’un horizon d’investissement de plusieurs années, comme pour tous les actifs privés de façon générale. Ils sont destinés aux investisseurs qui veulent diversifier leur portefeuille et sont prêts à immobiliser une partie de leur patrimoine durant une certaine période.
Les crédits privés affichent un rendement plus élevé que les obligations cotées.Serge Langhendries

À quoi s’attendre en termes de rendement et de volatilité avec le crédit privé ?

Pour les investisseurs, le segment du crédit privé présente globalement un rendement plus élevé et une volatilité moindre.

  1. Les crédits privés affichent un rendement plus élevé que les obligations cotées. Le complément de rendement constitue en quelque sorte une prime compensant le fait que les prêts sont moins liquides et comportent généralement un risque plus élevé. Ce risque accru s’explique par la qualité de crédit plus faible des emprunteurs. Ce sont souvent des entreprises de taille moyenne, sans notation financière officielle et davantage exposées aux chocs économiques. Par conséquent, la probabilité de défaut de paiement est en moyenne plus élevée que pour les obligations d’entreprises bénéficiant d’une notation investment grade (qualité investissement).

  2. Les crédits privés sont moins sensibles aux fluctuations de cours que les obligations cotées, étant donné qu’ils ne se négocient pas quotidiennement en Bourse. Ils sont en outre assortis d’un taux variable qui évolue avec les taux du marché. Par conséquent, les prêts privés sont moins sensibles aux fluctuations de taux que les obligations classiques à taux fixe. Une faible volatilité ne signifie toutefois pas moins de risques. La valeur des crédits privés peut diminuer, mais cela ne se traduit pas immédiatement dans les fluctuations de cours.
Les fonds de crédit privé adoptant une stratégie défensive mettent l’accent sur la qualité et la gestion des risques.Serge Langhendries

Pourquoi la sélectivité est-elle essentielle ?

Dans les fonds de crédit privé, le gestionnaire joue un rôle clé. Il suit les développements du marché, structure les prêts et veille à la diversification des actifs du fonds. Certains fonds adoptent volontairement une approche défensive. Ils privilégient des emprunteurs de qualité, investissent dans des prêts dits senior secured, protégés par des clauses contractuelles strictes, et veillent à assurer une bonne diversification.

Pour les investisseurs particuliers, une approche sélective est indispensable. Les fonds de crédit privé adoptant une stratégie défensive mettent l’accent sur la qualité et la gestion des risques. Ils essaient ainsi de limiter les risques. Ils offrent des avantages intéressants en matière de diversification et de rendement par rapport aux marchés obligataires cotés, mais une perspective de long terme reste toujours nécessaire.
Après une forte croissance, le marché est entré dans une phase de consolidation, sans qu’il ne soit question de bulle suivant la plupart des experts.Serge Langhendries

Y a-t-il une bulle dans le crédit privé ?

C’est l’une des questions qui préoccupent le plus les investisseurs en 2026. La réponse est non. Après une période de forte croissance, le marché est entré dans une phase de consolidation, sans qu’il ne soit question de bulle suivant la plupart des experts.

Selon les analystes, les risques sont plus élevés aux États-Unis qu’en Europe. Les spreads de crédit y ont davantage diminué et le marché américain domine le segment des prêts convenant lite, qui offrent des protections plus limitées aux prêteurs. En outre, la concentration sectorielle est plus importante aux États-Unis, car une partie importante des prêts concerne les entreprises technologiques et de logiciels. Leur valorisation pourrait être mise sous pression par les bouleversements liés à l’IA. En Europe, la croissance est plus disciplinée, les structures de crédit plus prudentes et les ratios de levier plus faibles.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le crédit privé, prenez contact avec votre chargé∙e de relation ou rendez-vous dans une agence BNP Paribas Fortis proche de chez vous.

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