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Le plan pour décarboner le secteur de l’énergie
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18 JUIN

Le plan pour décarboner le secteur de l’énergie

18-6-2021
Caroline Palumbo – Investment Communication Manager
Caroline Palumbo
Caroline Palumbo Investment Communication Manager
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Rédigé le 17-6-2021 17:55
Publié le 18-6-2021 05:55
Énergies renouvelables, sortie du fossile, innovation, sécurité du réseau, matières premières, etc. L’AIE détaille la marche à suivre pour décarboner le secteur de l’énergie en créant des emplois.
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Sommaire

  • L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a dévoilé son plan pour la neutralité carbone
  • Ce rapport historique détaille comment décarboner le secteur de l’énergie d’ici 2050
  • Les investissements dans le renouvelable tripleraient à 4.000 milliards de dollars par an
  • Ces investissements créeront des emplois et permettront de sortir des énergies fossiles
  • L’AIE souligne la nécessité de développer et de partager de nouvelles technologies
  • La participation de tous permettra de replacer l’humain au centre de la transition
Le 18 mai, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié son plan de neutralité carbone pour 2050, un rapport historique et engagé. Un de ses principaux préceptes est de ne plus réaliser aucun nouvel investissement dans les énergies fossiles.

Parallèlement, les investissements annuels dans les énergies propres doivent tripler à 4.000 milliards de dollars à partir de 2030. L’innovation reste aussi prépondérante, les nouvelles technologies représentant la moitié des réductions d’émissions à l’horizon 2050.

Ces investissements créeront des millions d’emplois et soutiendront la croissance selon l’AIE. Mais les gouvernements ne pourront les financer seuls. La contribution des entreprises et des investisseurs sera essentielle.
Pour atteindre la neutralité carbone, la part des énergies fossiles (gaz, charbon et pétrole) doit passer de 80% aujourd’hui à 20% en 2050.

Sortir des énergies fossiles

Pour atteindre la neutralité carbone, la part des énergies fossiles (gaz, charbon et pétrole) doit passer de 80% aujourd’hui à 20% en 2050. L’AIE préconise ainsi l’arrêt de la vente de voitures thermiques neuves dès 2035 et la fermeture progressive des centrales électriques au charbon et au pétrole d’ici 2040. La sortie des énergies fossiles doit toutefois être ordonnée pour ne pas détruire la valeur qui s’y trouve actuellement. L’optimalisation des capitaux permettra d’assurer une transition efficace vers l’électricité.

D’ici 2040, elle devrait fournir près de la moitié de la consommation mondiale d’énergie avec une production à zéro émission nette.
Les principaux défis de cette électrification propre sont la fiabilité de l’approvisionnement et l’utilisation responsable des matières premières.Caroline Palumbo

Nouvelles technologies propres

Les principaux défis de cette électrification propre sont la fiabilité de l’approvisionnement et l’utilisation responsable des matières premières. Améliorer la gouvernance entourant ces matériaux et leur recyclage est une étape clé de la transition.

La deuxième est le déploiement de nouvelles technologies énergétiques à faibles émissions. D’ici 2045, les voitures fonctionneront à l’électricité ou avec des piles à combustible, les avions aux biocarburants ou aux carburants synthétiques. L’industrie utilisera de l’hydrogène vert, réalisé à partir de l’électrolyse d’eau. Le captage du carbone sera aussi essentiel pour compenser les émissions résiduelles et absorber le CO2 présent dans l’atmosphère.
En 2050, 90% de l’électricité sera produite à partir de sources renouvelables, dont 70% de solaire et d’éolien.Caroline Palumbo

Une transition humaine

En 2050, 90% de l’électricité sera produite à partir de sources renouvelables, dont 70% de solaire et d’éolien. Cette révolution nécessite une étroite collaboration entre les gouvernements, les entreprises, les investisseurs et les citoyens. Elle requiert aussi une profonde solidarité internationale, notamment en faveur des pays émergents. Pour se développer sur un modèle bas carbone, ils ont besoin de transferts de technologies des pays les plus avancés.

Les citoyens ont aussi un rôle important à jouer, notamment en adoptant d’autres comportements de mobilité dans les pays développés. Même si cela ne représente que 4% des efforts, cela offre à la transition un levier très puissant : celui de l’humain, au cœur du changement.

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