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Les géants du pétrole doivent se réinventer
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10 AOÛT

Les géants du pétrole doivent se réinventer

10-8-2020
Caroline Palumbo – Investment Communication Manager
Caroline Palumbo
Caroline Palumbo Investment Communication Manager
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Rédigé le 7-8-2020 15:16
Publié le 10-8-2020 06:16
Les compagnies pétrolières ont subi des pertes à la suite de la chute du prix du baril. Face au risque d’obsolescence du secteur, les ténors européens misent sur les énergies renouvelables.
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Sommaire

  • Les résultats des géants pétroliers sont plombés par de lourdes dépréciations
  • Le boum de la production de pétrole de schiste aux États-Unis a fragilisé le marché
  • De nombreux investissements ne sont plus rentables avec un baril de pétrole à 40 dollars
  • Le groupe américain Chesapeake Energy a déjà dû déposer le bilan
  • Les ténors européens comme Total et Shell se diversifient dans les énergies renouvelables
Alors que la saison des résultats bat son plein, les bilans trimestriels des compagnies pétrolières font grise mine. Le plongeon des cours du pétrole durant la crise du coronavirus pèse sur les résultats. Le secteur est aussi contraint de réévaluer ses investissements. Les ténors européens ont ainsi annoncé d’importantes dépréciations représentant de 3,5% (ENI) à 20% de leurs actifs (Royal Dutch Shell). Dans le cas de Total, ce sont 8 milliards de dollars qui sont partis en fumée dans l’activité des sables bitumineux. Ces importantes dépréciations peuvent surprendre alors que le prix du baril de Brent s’est redressé à 40 dollars. Les perspectives de demande s’améliorent aussi pour la seconde partie de l’année.
L’offre n’est plus un problème. Ce n’est plus l’OPEP, mais la demande qui régule le prix.

Pétrole de schiste non rentable

L’explication est avant tout liée au pétrole de schiste. D’une part, cette ressource (rare et non renouvelable) a permis aux États-Unis de devenir autonomes. D’autre part, l’OPEP a cédé à la tentation d’aligner ses prix sur ces coûts plus élevés. En Arabie saoudite, un baril de pétrole coûte moins de 10 dollars à produire contre 45 dollars pour le pétrole de schiste américain. La stratégie de l’OPEP a permis au secteur d’engranger des bénéfices et de distribuer de généreux dividendes. Mais progressivement, le paradigme a changé. L’offre n’est plus un problème. Ce n’est plus l’OPEP, mais la demande qui régule le prix. En plus d’être un jouet géopolitique, le pétrole est donc désormais dépendant de la croissance économique.

Secteur obsolète ?

Pour des ténors comme Shell, ENI ou BP, le seuil de rentabilité est proche de 60 dollars par baril. Beaucoup s’interrogent ainsi sur le risque d’obsolescence du secteur. Les acteurs avec les coûts de production les plus élevés sont en première ligne. Chesapeake Energy, ancien numéro deux du gaz de schiste aux États-Unis, a dû déposer le bilan en juin. Le pétrole de schiste est un modèle très polluant et très coûteux. La durée de vie des puits est très limitée, ce qui contraint les producteurs à s’endetter pour les renouveler. Un tel modèle n’est plus tenable avec un prix du pétrole plus faible et plus volatil. Beaucoup d’entreprises, surtout en Europe, ont compris la menace et diversifient leurs activités.
La mixité permettra aux entreprises pétrolières de saisir ces opportunités tout en réduisant leur empreinte carbone.Caroline Palumbo

Mix énergétique

Début août, BP annonçait vouloir réduire sa production d’hydrocarbures de 40% et décupler ses investissements dans les activités à bas carbone d’ici 2030. Ce qui a été salué par les investisseurs, malgré une perte trimestrielle de 6,7 milliards de dollars. Année après année, le pétrole devient de moins en moins indispensable et le mix énergétique plus diversifié.

En juin, l’Agence internationale de l’Énergie et le FMI recommandaient diverses mesures urgentes pour soutenir le renouvelable et l’économie. La mixité permettra aux entreprises pétrolières de saisir ces opportunités tout en réduisant leur empreinte carbone. L’énergie restera donc un acteur incontournable de la relance et l’investisseur le meilleur vecteur de sa transition.

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