Sommaire
- L'investissement à retombées sociales vise un rendement financier, social et écologique
- Il s'agit d'un « capital patient », avec un horizon d'investissement à moyen ou long terme
- Ce type d'investissement n'est pas sans risque, son rendement financier est souvent limité
- L'investisseur veut la preuve des retombées sociales ou environnementales
- En Belgique aussi, on pratique l'investissement à retombées sociales
L'investissement à retombées sociales ne doit pas être confondu avec l'investissement socialement responsable. Virginie Xhauflair : « En réalisant un investissement à retombées sociales, l’investisseur vise une incidence sociale ou environnementale positive. En même temps, il attend un retour financier. Mais il s'agit d’un capital patient, de moyen ou long terme, avec une rentabilité potentielle de 5 à 10 %. L’investisseur accepte un rendement modéré parce qu'il a la conviction, et par la suite la preuve, que son investissement génère non seulement de l’argent, mais aussi des retombées positives sur son propre environnement. »
Convaincu que son argent a un effet social ou environnemental positif, l’investisseur accepte un rendement modéré.Virginie Xhauflair
Un certain type d'investisseurs
Virginie Xhauflair précise que l'investissement à retombées sociales n'est pas sans risque. « Il convient uniquement à un certain type d'investisseurs : des pionniers contribuant au développement d’un marché émergent, encore peu structuré et nécessitant des liquidités. Il peut être difficile de récupérer ses fonds au moment où on le souhaite. Un retour sur investissement est possible à long terme, mais n'est en aucun cas garanti à court terme. Tenez également compte des limitations à la distribution de dividendes en vigueur pour certaines formes juridiques dans l'économie sociale. Il s'agit principalement de jeunes entreprises dans lesquelles l'investisseur croit. »
Exemples belges
Le concept d'investissement à retombées sociales, apparu aux USA en 2007 lors d’une conférence organisée par la Fondation Rockefeller, a vite conquis le monde. La Belgique se distingue aussi en la matière. Virginie Xhauflair : « Piet Colruyt en est l'un des pionniers dans notre pays. Il a revendu une partie de ses actions Colruyt pour créer le fonds SI² Fund. On peut également citer KOIS Invest à Bruxelles. Ou encore Bernard Majoie et sa fondation. Sans oublier des initiatives de crowdfunding, telle la plateforme LITA.co. Les banques, et notamment BNP Paribas Fortis, sont bien présentes dans ce segment. »