Sommaire
- Un nouveau confinement aurait des conséquences dramatiques sur l’économie
- La réouverture des écoles était nécessaire
- Le secteur du tourisme souffrira encore longtemps de la pandémie
- L’économie ne se redressera durablement que si les ménages reprennent confiance
Plusieurs pays, dont l’Inde et le Brésil, sont toujours confrontés à la première vague de contaminations. Les États-Unis semblent progressivement reprendre le contrôle de l’épidémie. L’Europe fait face à la deuxième (et parfois troisième) vague. Dans certains pays, comme la France et l’Espagne, le pic de contaminations est même supérieur à la première vague de mars-avril. En Belgique, le pic est actuellement moins élevé et le coronavirus affecte moins les personnes à risque.
Un nouveau confinement aurait des conséquences dramatiques sur une économie déjà fragilisée. Les gouvernements semblent privilégier des mesures comme le port du masque et la quarantaine.
Pas de nouveau confinement en Belgique
Afin de déterminer si un nouveau confinement est nécessaire dans notre pays, il faut tenir compte du profil des personnes contaminées et des mesures en place. Lors de la première vague, 50% des personnes infectées avaient au moins 70 ans et le taux de mortalité était très élevé. Cette catégorie d’âge ne représente plus que 5% à 10% des contaminations. Actuellement, 70% des personnes diagnostiquées ont entre 10 et 50 ans. Par rapport à la première vague, les hospitalisations ont baissé et le nombre de décès a fortement diminué.
Les autorités et les virologues appellent à la prudence en respectant strictement les mesures de distanciation, de quarantaine et d’hygiène. Mais un nouveau confinement général n’est pas à l’ordre du jour.
Les pays qui ont pris les mesures les plus strictes ont pourtant subi les pertes économiques les moins importantes.Koen De Leus
Écoles et entreprises
Les gouvernements ont décidé, à juste titre, de rouvrir les écoles, l’impact économique de leur fermeture étant insupportable à long terme. En ce qui concerne le télétravail, les approches diffèrent. Au Portugal et en Autriche, les travailleurs sont sommés de travailler à domicile. Au Royaume-Uni, ils sont encouragés à retourner au bureau. Les voyages sont par contre déconseillés partout, de mauvais augure pour le secteur du tourisme et de l’hôtellerie.
Nous espérons évidemment tous éviter un nouveau confinement dont l’impact économique serait gigantesque. Jusqu’à présent, les pays qui ont pris les mesures les plus strictes ont pourtant subi les pertes économiques les moins importantes. Ce qui s’explique par la confiance des consommateurs.
La confiance et la consommation ne se redresseront réellement que si les consommateurs sont rassurés.Koen De Leus
Redressement économique
La confiance des consommateurs est indispensable à toute reprise durable de l’économie. Au troisième trimestre, l’économie de la zone euro affichera une forte croissance mais la confiance des consommateurs demeure relativement basse. L’économie profite essentiellement des injections financières des autorités. En résumé, les consommateurs se sont contentés jusqu’à présent d’acheter ce qu’ils ne pouvaient pas pendant le confinement.
La confiance et la consommation ne se redresseront réellement que si les consommateurs sont rassurés. S’ils sont convaincus que la situation est sous contrôle et le restera. Une hausse du nombre de contaminations qui n’est pas suivie de nouvelles mesures ciblées est donc néfaste à ce niveau.