Sommaire
- Le président Biden est élu dans un contexte où chacun sait ce qu’il a à faire
- Les premiers noms cités pour son gouvernement rassurent les observateurs
- Une augmentation de la fiscalité se profile si les démocrates remportent le Sénat
- L’arrivée annoncée du vaccin fait flamber la Bourse et amorce la relance
Le président Biden est élu neuf mois après le début de la crise, dans un contexte où chacun sait quoi faire. La Réserve fédérale américaine (Fed) s’active depuis mars 2020, la relance budgétaire est en route : le déficit va plonger à 18% du PIB. Comparativement, Barack Obama avait débarqué en pleine crise majeure alors que beaucoup restait à faire. C’est une différence majeure par rapport à la situation actuelle. Le successeur de Donald Trump veut relever la fiscalité pour les plus riches, ce qui n’aura pas d’impact significatif sur le pouvoir d’achat de l’Américain moyen. Si elle passe, la réforme de Joe Biden ne visera que ses concitoyens gagnant plus de 400.000 dollars par an. Ce qui ne concerne qu’une infime partie de la population.
Avec la deuxième vague de la pandémie, la crise sanitaire est grave aux États-Unis, mais moins que chez nous…
Une équipe qui rassure
Le nouveau président veut taxer davantage les profits des entreprises : 28% au lieu de 21%. Mais ce taux était encore de 35% sous Barack Obama ! Cette mesure ferait mal aux entreprises, mais pour qu’elle aboutisse, il faut que les démocrates obtiennent la majorité au Sénat. On ne le saura qu’en janvier 2021. Joe Biden a commencé à constituer son équipe. Les noms choisis sont de bon augure, avec Janet Yellen aux finances et John Kerry comme représentant spécial pour le climat. Au niveau économique, cela s’améliore depuis le creux du deuxième trimestre, quand le PIB avait chuté de 10% par rapport au même trimestre de 2019. Et ce, malgré la seconde vague de la pandémie. La crise sanitaire est grave aux États-Unis, mais moins que chez nous…
Le vaccin va changer la donne
Le quatrième trimestre pourrait être moins bon que le troisième. Mais il faut attendre de voir comment la situation sanitaire évoluera après les déplacements liés à Thanksgiving. Selon l’American Automobile Association, 50 millions d’Américains auraient pris la route contre 55 millions en 2019. Ils n’ont donc pas réellement écouté leur gouvernement. Ils sont aussi très nombreux dans les aéroports. Sur le plan économique, l’arrivée du vaccin va changer la donne et ce n’est plus qu’une question de semaines. Il faut surveiller les indices de confiance – notamment des consommateurs – pour anticiper la suite des événements.
Le tour de vis fiscal aura lieu ou pas, mais dans tous les cas, l’heure est à la relance de l’économie.Sylviane Delcuve
La Bourse à des niveaux records
L’annonce de l’arrivée des vaccins et de leur efficacité a déclenché une véritable euphorie en Bourse. La plupart des indices sont de retour à leur niveau historiquement élevé. Certains ont même établi de nouveaux records comme le Dow Jones à 30.000 points ou le MSCI World qui affiche un gain de 6% par rapport à son sommet de février.
Et la suite ? Selon qui remportera la majorité au Sénat, le tour de vis fiscal aura lieu ou pas. Mais dans tous les cas, l’heure est à la relance de l’économie. Les créations d’emplois devraient repartir rapidement à la hausse dès le lancement du vaccin.
Qu’est-ce qui pourrait tourner mal au stade actuel ? Pas grand-chose, car les moyens mobilisés sont gigantesques et tout le monde partage le même objectif.