Sommaire
- Les batteries rechargeables sont omniprésentes
- Le lithium est indispensable à la production de batteries rechargeables
- Le prix du lithium a quasiment doublé en l’espace d’un an
- Le recyclage constitue l’option économique et écologique par excellence
- La Belgique fait figure de précurseur en matière de recyclage du lithium
L’envolée du prix du lithium s’explique par différents facteurs. Le premier est la croissance des ventes de smartphones, tablettes et ordinateurs portables. Les batteries rechargeables de ces appareils contiennent entre 10 et 20 grammes de lithium. Le principal coupable est toutefois la voiture électrique. La batterie d’une Tesla contient pas moins de 45 kilos de lithium. La popularité grandissante des véhicules électriques fait grimper la demande de lithium de 10% à 14% par an selon les estimations. Épinglons enfin que la hausse du prix du métal s’explique également par l’offre étriquée. La Chine a ainsi décidé de ne plus exporter de lithium, ce qui a accentué la hausse du prix.
Recyclage : la meilleure solution
La mise en exploitation d’une nouvelle mine de lithium demeure complexe. Les coûts sont souvent très élevés, surtout en Australie où la roche complique l’exploitation. Le recyclage est donc la meilleure solution, tant d’un point économique qu’écologique. Cette option permet aux fabricants de batteries de réduire leur dépendance aux aléas des marchés. Elle les prémunit des risques géopolitiques, comme la décision de la Chine de stopper ses exportations. Bien évidemment, le recyclage est également la meilleure option pour l’environnement. Actuellement, 95% des batteries au lithium usagées sont jetées illégalement aux ordures, avec tous les risques que cela comporte. Le recyclage permettrait de mettre un terme à cette pratique.
Le recyclage est la meilleure option pour l’environnement. Actuellement, 95% des batteries au lithium usagées sont jetées illégalement aux ordures.
La Belgique parmi les précurseurs
L’Union européenne a contraint les États membres à développer le recyclage. À l’horizon 2025, ils doivent recycler au moins 55% des déchets. Cinq ans plus tard, le seuil à atteindre sera d’au moins 60%. La Belgique est loin d’être à la traîne. Déjà plus de 55% des déchets sont recyclés, avec 7 ans d’avance sur les directives. La Belgique se classe même au 3e rang européen, derrière l’Allemagne et l’Autriche. Le recyclage du lithium dépend tant des producteurs que des consommateurs. Les producteurs sont priés de proposer des appareils électroniques recyclables à 80%. Mais il revient au consommateur de boucler la boucle en rapportant son appareil usagé au magasin ou au parc à containers.
Umicore en pole position
Le groupe belge Umicore fait partie des leaders mondiaux du recyclage. Dès 2006, il s’est spécialisé dans le recyclage des batteries au lithium. Umicore traite ainsi pas moins de 7.000 tonnes de batteries au lithium par an. Cela équivaut à 250 millions de batteries de smartphones, 2 millions de batteries de vélos électriques ou 35.000 batteries de voitures électriques. Umicore compte ainsi Tesla parmi ses clients. Le spécialiste américain des voitures électriques lui confie ses batteries en fin de vie pour les recycler. Tesla se targue de ne gaspiller aucune matière première et souligne que le recyclage permet de réduire les émissions de CO2 de 70%. L’exploitation minière est en effet bien plus polluante que le recyclage…