Sommaire
- Les obligations vertes permettent aux entreprises et États de financer des projets verts
- Le concept a été lancé en 2008 et s’est fortement développé depuis
- L’International Capital Markets Association (ICMA) en a fixé les principes de base
- Ils sont destinés à éviter l’écoblanchiment
- L'émission d'obligations vertes pour le fonds de relance contribuera à modeler le marché
Les obligations vertes ont le vent en poupe. Elles permettent aux entreprises de lever des fonds pour rendre leurs processus de production plus durables. De plus en plus d’États et d’institutions supranationales y ont aussi recours, par exemple pour la construction d’éoliennes.
Le concept a été lancé en 2008 par la Banque mondiale et s’est depuis fortement développé. En 2020, les émissions ont atteint plus de 300 milliards de dollars. Au total, le compteur dépasse déjà les 1.000 milliards de dollars.
BNP Paribas fait partie des principaux acteurs mondiaux sur ce marché. La banque accompagne les grandes entreprises et les institutions publiques pour l’émission d’obligations vertes. Elle a aussi émis des obligations climatiques pour financer des projets dans les énergies renouvelables, la mobilité verte, l’efficacité énergétique…
Afin de lutter contre l’écoblanchiment, l’International Capital Markets Association (ICMA) a défini les Green Bond Principles.
Écoblanchiment
Les investisseurs sont friands d’obligations climatiques. Ils contribuent ainsi à la transition durable vers une économie décarbonée. L’année dernière, l’émission de Daimler a suscité une demande quatre fois supérieure à l’offre. Les obligations vertes affichent ainsi souvent une prime surnommée greenium.
Afin de lutter contre l’écoblanchiment, l’International Capital Markets Association (ICMA) a défini les Green Bond Principles. Ces derniers stipulent que les fonds levés doivent être gérés séparément et utilisés pour des projets verts. Les émetteurs doivent aussi se montrer transparents concernant leur stratégie de durabilité et l’utilisation des fonds. À noter que toutes ces informations doivent être validées par un organisme indépendant.
Des milliers de milliards sont nécessaires pour construire une économie décarbonée.Wilfried Remans
Croissance
Personne ne doute que le marché des obligations climatiques va continuer de croître. Des milliers de milliards sont nécessaires pour construire une économie décarbonée. Le fonds de relance européen (NextGenerationEU) contribuera à l’évolution de ce marché. Sur l’enveloppe totale de 750 milliards d’euros, pas moins d’un tiers doit être levé par le biais d’obligations vertes.
Les obligations de transition peuvent aussi soutenir la transition énergétique. Ces obligations sont émises par des entreprises à forte intensité carbone, comme les compagnies pétrolières, pour lancer leur transition vers un modèle d’entreprise plus durable. Pour ce faire, ces entreprises s’appuient souvent sur des activités qui ne sont pas classées comme vertes, mais qui leur permettent de réduire leurs émissions de CO2.