Sommaire
- La COP 26 se tiendra à Glasgow en novembre
- La COP 3 (Kyoto, 1997) a fixé un objectif de réduction des gaz à effet de serre
- À la COP 21 (Paris, 2015), il a été décidé de limiter le réchauffement à moins de 2°C
- La COP 26 (Glasgow, 2021) est placée sous le signe de la transition énergétique
- Les investissements annuels dans les énergies vertes et l’électrification doivent doubler
Il y a près de 30 ans, 197 pays ont signé la convention-cadre des Nations unies sur le climat. Depuis, une conférence des parties, ou COP, est organisée chaque année pour faire le point sur la situation. La 26e édition se tiendra à Glasgow en novembre sous la présidence du Royaume-Uni. Quelques COP restent gravées dans la mémoire collective. Lors de la COP 3 en 1997, 55 pays ont signé le protocole de Kyoto après de longues négociations. Ce protocole a permis de fixer un premier objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La COP 21 de 2015 a aussi constitué une étape importante avec l’accord de Paris sur le climat. Il a ainsi été décidé de limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C avec +1,5°C comme objectif.
Un des principaux points sur l’agenda est la formulation d'objectifs intermédiaires pour 2030.
Agenda de la COP 26
À Glasgow, les dirigeants mondiaux doivent traduire les engagements de l’accord de Paris en actes. Le point de départ est une actualisation des plans climat. L’Europe et les États-Unis se sont engagés à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, la Chine d’ici 2060. La décennie actuelle est déterminante pour y parvenir. Un des principaux points sur l’agenda est la formulation d'objectifs intermédiaires pour 2030.
La transition énergétique est au centre des débats. Les entreprises et les universités doivent collaborer pour trouver des solutions qui pourront contribuer à un mix énergétique neutre en carbone. Cela inclut l’hydrogène, le stockage d’énergie grâce aux batteries et la capture de CO2. L’autre défi est d’amener les retardataires, comme le Brésil et l'Inde, à rejoindre l'accord sur le climat.
L’agence Bloomberg a évalué que 173.000 milliards de dollars doivent être investis dans les infrastructures et les énergies renouvelables en 30 ans.Guy Janssens
Opportunités d’investissement
La course pour atteindre la neutralité carbone exigera d’importants investissements. L’agence Bloomberg estime que 173.000 milliards de dollars devront être investis dans la transition énergétique au cours des 30 prochaines années. Cela signifie un doublement par rapport au niveau d’investissement actuel, de 1.700 à entre 3.100 et 5.800 milliards de dollars par an. Les énergies renouvelables et l’électrification constituent l’épine dorsale de la transition. Ce qui offre des opportunités pour les investisseurs ainsi que les secteurs des services aux collectivités et des énergies alternatives (hydrogène, éolien, solaire). Plus l’échéance de 2050 se rapprochera, plus les gouvernements étendront les exigences écologiques à l'ensemble de l’économie. Pour la transition énergétique, il n'y a pas de retour en arrière possible.