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Il est urgent d’agir selon le GIEC
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19 AOÛT

Il est urgent d’agir selon le GIEC

19-8-2021
Caroline Palumbo – Investment Communication Manager
Caroline Palumbo
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Rédigé le 18-8-2021 10:44
Publié le 19-8-2021 04:44
Le GIEC a publié la première partie de son sixième rapport sur le climat. La conclusion est limpide: il est urgent d’agir pour éviter un emballement du dérèglement climatique.
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Sommaire

  • Le GIEC a publié la première partie de son sixième rapport sur le climat
  • L’activité humaine a un impact direct sur le dérèglement climatique en cours
  • Il engendre déjà de nombreux phénomènes extrêmes comme les canicules et les cyclones
  • Le dérèglement climatique s’emballera si le réchauffement dépasse 2°C selon le GIEC
  • La température mondiale a déjà augmenté de 1,1°C et va continuer de monter
  • Seules des mesures massives et urgentes permettraient d’éviter le pire
Début août, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) publiait son sixième rapport sur les risques découlant du changement du climat. Même si les volets relatifs aux conséquences sur les écosystèmes et aux recommandations politiques ne seront publiés qu’en 2022, ce premier chapitre était très attendu.

Il ne laisse planer aucun doute sur le rôle de l’Homme dans le dérèglement climatique en cours. L’amélioration des connaissances concernant les processus climatiques et le forçage radiatif a permis d’affiner les scénarios. D’après le GIEC, l’influence humaine a engendré un réchauffement climatique inédit depuis au moins deux millénaires. La conclusion est sans appel : il faut agir massivement et maintenant.
Le dérèglement climatique engendre déjà de nombreux phénomènes extrêmes : canicules, fortes précipitations, sécheresses, cyclones…

Changements irréversibles

Le dérèglement climatique engendre déjà de nombreux phénomènes extrêmes : canicules, fortes précipitations, sécheresses, cyclones…

Dans le même temps, de nombreux puits de carbone disparaissent ou perdent en efficacité. Un cercle vicieux s’installe ainsi, le réchauffement engendrant la libération de davantage de gaz à effet de serre (GES). Ces changements sont en partie irréversibles, notamment en ce qui concerne les océans (niveau, acidification…) et les calottes glaciaires. Mais ils risquent de s’accélérer. Les scientifiques redoutent la fonte du pergélisol dans l’Arctique. Cette zone historiquement gelée en permanence abrite énormément de méthane, un GES très puissant, ainsi que des virus qui ont disparu depuis des siècles.

Seuil fatidique de 2°C

Ce cercle vicieux connaîtrait un véritablement emballement si le réchauffement dépasse 2°C par rapport à l’ère préindustrielle. Limiter le réchauffement bien en deçà de 2°C voire à 1,5°C, conformément à l’accord de Paris de 2015, est donc crucial pour l’humanité.

Selon les estimations, le réchauffement atteint déjà 1,1°C, laissant peu de marge de manœuvre. Le GIEC a examiné cinq grands scénarios futurs concernant les émissions de GES. Dans tous les cas, la température mondiale continuera d’augmenter au moins jusqu’au milieu de notre siècle. Et à moins de profondes réductions des émissions de GES au cours des prochaines décennies, les caps de 1,5 °C et de 2 °C seront dépassés.
Pour concrétiser ces scénarios plus durables, il est urgent d’agir comme l’illustre le changement de ton du GIEC, bien plus ferme que précédemment.Caroline Palumbo

Urgence climatique

Du point de vue scientifique, limiter le réchauffement climatique d’origine humaine nécessite de réduire les émissions de GES, voire de capter le CO2 présent dans l’atmosphère.

Dans les deux scénarios les plus favorables, ces mesures auraient déjà un impact perceptible sur le climat dans environ 20 ans. De plus, elles permettraient aussi d’améliorer la qualité de l’air.

Pour concrétiser ces scénarios plus durables, il est urgent d’agir comme l’illustre le changement de ton du GIEC, bien plus ferme que précédemment. Même s’il sera complété en 2022, ce rapport sonne un peu comme la dernière chance à quelques mois de la COP26 à Glasgow. L’avenir nous dira si l’appel a été entendu…

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