Sommaire
- L’institut allemand IFO dresse un rapport des préoccupations pour l’économie belge
- Près de 90% des personnes sondées s’inquiètent de la situation sur le marché du travail
- 70% sont préoccupées par l’état des infrastructures en Belgique et la mobilité
- La majorité des répondants se montrent sceptiques face à la politique menée
- La réforme de la fiscalité et l’assainissement des finances publiques sont insuffisants
Près de 90% des personnes sondées s’inquiètent de la situation sur le marché du travail. Le taux d’emplois vacants (le nombre d’emplois non pourvus par rapport au nombre total d’emplois) atteignait 3,6% fin 2018 en Belgique. Ce taux est sensiblement supérieur à la moyenne européenne de 2,2%. Cela s’explique par 3 raisons :
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le taux de chômage belge était de 5,6% en novembre 2018, largement inférieur à la moyenne historique ;
- il n’y a que très peu de demandeurs d’emploi inoccupés (DEI) en raison du faible taux d’activité de la population en âge de travailler ;
- les DEI n’ont souvent pas les compétences requises pour pourvoir aux emplois vacants.
Les avancées sont notamment restées trop timides en matière de réforme de la fiscalité et d’assainissement des financements publiquesArne Maes
Trains, routes et investissements publics
Cela ne surprendra personne que 70% des répondants sont préoccupés par les infrastructures belges. La qualité des routes et le trafic ferroviaire sont tout particulièrement pointés du doigt. Les investissements publics ont également laissé à désirer ces dernières années.
Les très faibles taux d’intérêt sur la dette publique offraient pourtant des marges budgétaires. Les autorités les ont utilisées pour financer une hausse des dépenses générales. Elles n’ont donc pas investi dans les infrastructures routières par exemple.
La politique menée ne convainc pas la majorité des personnes sondées.
Manque de confiance dans la politique menée
La politique menée ne convainc pas la majorité des personnes sondées. Le gouvernement de centre-droit a calqué sa politique sur le mantra « jobs, jobs, jobs ». L’introduction du tax shift a ainsi stimulé la création d’emplois.
Dans bien d’autres domaines, les intentions, parfois sincères, se sont heurtées à la machinerie politique. Les avancées sont notamment restées trop timides en matière de réforme de la fiscalité et d’assainissement des financements publiques. Reste à voir si le gouvernement qui émergera après les élections de mai 2019 pourra redresser la barre.