Sommaire
- L’élan de la reprise économique a été brisé par la deuxième vague de la pandémie
- Certains secteurs tirent tout de même leur épingle du jeu
- 2021 s’annonce comme une année marquée par des mesures de relance généreuses
- On peut s’attendre à une reprise de la croissance et des créations d’emplois
Après une contraction sans précédent, l’économie a connu un net redressement au troisième trimestre. Cet élan a toutefois été brisé par la deuxième vague de Covid-19. En Belgique, la BNB s’attend à une contraction du PIB de 1,5% au quatrième trimestre, après +11,4% au troisième et -11,8% au deuxième en glissement trimestriel. Certains secteurs tirent leur épingle du jeu tandis que d’autres souffrent beaucoup. On peut les classer en deux catégories : « à domicile » et « réouverture ». Les premiers sont ceux qui ont profité du confinement : travaux dans les maisons, e-commerce, équipements multimédias, numérique, etc. Les secteurs « réouverture » sont ceux qui en souffrent comme le tourisme, la restauration, les bars, etc.
Tout ne va donc pas si mal pour tout le monde et de nombreux secteurs sont en phase de reprise ou de forte croissance.
Nouvelles habitudes
Ces secteurs « réouverture » devront sans doute attendre une plus nette amélioration sur le plan sanitaire pour sortir la tête hors de l’eau. 2021 sera difficile pour eux jusqu’à ce que le vaccin apporte le soulagement espéré. Il est intéressant de noter, à ce sujet, l’envolée d’Airbnb lors de son introduction en Bourse. Cette forme d’hébergement réduite à néant en temps de Covid aurait donc de beaux jours devant elle… Preuve qu’il y aura bien un après coronavirus et que les marchés l’anticipent. Tout ne va donc pas si mal pour tout le monde et de nombreux secteurs sont en phase de reprise ou de forte croissance. Cela devrait continuer en 2021, car de nouvelles habitudes de vie et de travail sont en train de s’installer.
13 membres de la Fed sur 17 sont convaincus que les taux vont rester quasiment nuls au moins jusqu’en 2023…Sylviane Delcuve
Quelles politiques économiques ?
L’ampleur des moyens engagés est énorme, surtout en comparaison avec les soutiens mis en œuvre en 2009 (voir infographie). Joe Biden, qui prend la pandémie bien plus au sérieux que Donald Trump, veut ainsi « sauver l’économie » avec un nouveau plan de quasi 1.000 milliards de dollars. Par ailleurs, la Réserve fédérale américaine a indiqué que 13 de ses 17 membres sont convaincus que les taux d’intérêt vont rester quasiment nuls au moins jusqu’en 2023… Bref, 2021 s’annonce comme une année qui sera marquée par de très généreuses mesures de relance.
Quel impact sur l’emploi ?
Ces mesures de relance devraient logiquement permettre une reprise de la croissance et des créations d’emplois. Les consommateurs devraient retrouver la confiance après une deuxième vague de Covid-19 qui les a fortement affectés. Cela permettrait de compenser progressivement les nombreuses destructions d’emplois subies en 2020, surtout aux États-Unis. En Europe, une reprise économique pourrait limiter les destructions d’emplois auxquelles on doit malheureusement s’attendre. Les pertes d’emplois risquent en effet d’augmenter quand les faillites attendues vont se matérialiser et que les mesures de chômage temporaire disparaîtront.