Sommaire
- L’internet appelé à gagner encore en importance
- Vers une démondialisation ?
- Pas de retour possible
L’épidémie de coronavirus semble être au-delà de son pic dans de nombreuses régions. Toutefois, aussi longtemps qu’aucun vaccin n’a été mis au point et que la majorité de la population ne possède aucune immunité contre le virus, la société sera contrainte de s’organiser différemment dans bien des domaines. D’où notre question : qu’est-ce que cela signifie pour l’investisseur ?
L’internet appelé à gagner encore en importance
Travailler à distance, acheter à distance: nous le faisions déjà, et l’épidémie de coronavirus n’a fait que renforcer ces tendances. Il se pourrait que nous ne nous débarrassions pas de sitôt de certaines habitudes que nous avons – parfois à contrecœur – prises ces dernières semaines. Ce constat renferme des opportunités pour les entreprises qui offrent les possibilités technologiques et organisationnelles indispensables à cette évolution.
Plus encore qu’avant, la technologie en général et l’internet en particulier domineront notre vie. La cybersécurité prend une importance sans précédent, certes, mais les jeux informatiques en ligne ont le vent en poupe également. A ce titre, l’épidémie de coronavirus pourrait avoir pour effet d’accélérer certaines tendances qui existaient déjà.
D’aucuns parlent déjà d’une démondialisation, d’une tendance des pays et régions à se replier sur eux-mêmes. Ici encore, le coronavirus ne fait que raviver un débat qui existait déjà.Geert Ruysschaert
Vers une démondialisation ?
A l’échelon international, le coronavirus a révélé le talon d’Achille de la mondialisation. Au cours des décennies écoulées, nous avons fait du monde un grand village. Malheureusement, cela implique –&,nbsp;comme nous le découvrons aujourd’hui à nos dépens – que non seulement les individus, mais aussi les virus sont en mesure de voyager rapidement d’un bout à l’autre de la planète. Comment allons-nous à l’avenir gérer cette réalité ? Ce constat est-il susceptible de peser sur les relations entre les pays ? Aura-t-il des répercussions sur le modèle de libre-échange qui domine les relations entre les économies matures et les pays émergents ?
D’aucuns parlent déjà d’une démondialisation, d’une tendance des pays et régions à se replier sur eux-mêmes. Ici encore, le coronavirus ne fait que raviver un débat qui existait déjà et qu’il faut situer dans le prolongement notamment du Brexit et de la politique "America first". Reste à voir si, à terme, cette tendance est créatrice ou au contraire destructrice de prospérité…
Pas de retour possible
Il serait naïf de penser que la fin de l’épidémie marquera le retour pur et simple au monde tel que nous l’avons laissé derrière nous en décrétant le confinement. Même en disposant d’un vaccin, nous vivrons pour une part dans un environnement nouveau, fait de nouvelles menaces mais aussi de nouvelles opportunités. Celles-ci étant difficiles à identifier aussi longtemps que la tempête n’est pas passée, nous devrons tenir compte d’une certaine dose d’incertitude. Et sur le plan des investissements, cette incertitude a un prix.
La forte remontée des bourses qui a fait suite à leur implosion de mars est certes prometteuse, mais ne signifie pas pour autant qu’il faille s’attendre dans l’immédiat à un retour aux niveaux d’avant la crise. Pour cela, il faudrait d’abord que l’incertitude se dissipe. Un processus qui prendra sans doute du temps, et qui connaîtra des hauts et des bas. Les fluctuations des cours, à la hausse comme à la baisse, pourraient dans ce contexte se montrer exceptionnellement abruptes. Pour neutraliser cet effet, nous ne pouvons que recommander des achats progressifs.