Qu’implique un retour à la normale dans le détroit d’Ormuz ?
Un retour à la normale est un objectif bien plus ambitieux qu’il n’y paraît. Le contrat sur Polymarket s’appuie sur les données d’IMF PortWatch, qui surveille le trafic maritime transitant par le détroit d’Ormuz. Pour que le trafic soit considéré comme normalisé, le détroit doit, en moyenne, avoir été franchi quotidiennement par au moins 60 navires, appartenant à 5 catégories prédéfinies, au cours d’une période de 7 jours consécutifs.
Ce seuil ne tombe pas du ciel. Au cours de l’année précédant les frappes israélo-américaines en Iran, le volume journalier moyen s’élevait à 93 navires. Aujourd’hui (juin 2026), le trafic est bien plus limité, ce qui explique pourquoi les marchés prédictifs restent prudents malgré les annonces de Donald Trump. Les données réelles ont plus de poids que les annonces du président américain.