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L'Iran et les marchés :  du choc à l'analyse
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5 MARS

L'Iran et les marchés : du choc à l'analyse

5-3-2026
Claus Frank – Head of Investment Services Affluent & Private Banking
Claus Frank Head of Investment Services Affluent & Private Banking
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Rédigé le 5-3-2026 08:12
Publié le 5-3-2026 08:12
Quand la géopolitique bouscule les marchés : une analyse structurée sur l’Iran
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L’escalade récente du conflit autour de l’Iran représente un choc géopolitique majeur. Les opérations militaires conjointes menées par les États-Unis et Israël, ainsi que les perturbations observées au sein des structures politiques et sécuritaires iraniennes, révèlent une fracture plus profonde qu’une simple montée des tensions régionales. De tels développements alimentent l’incertitude, accentuent la volatilité des marchés financiers et soulèvent légitimement des interrogations quant à leurs répercussions économiques et sur les portefeuilles.

En début de semaine, nous vous avions présenté le cadre analytique que nous utilisons pour examiner ce type de crise. Celui-ci ne s’appuie pas sur l’intensité des gros titres de la presse, mais sur une question centrale : à quel moment la géopolitique devient elle réellement pertinente sur le plan économique ? L’expérience montre que de nombreux chocs géopolitiques n’entraînent le plus souvent que des ajustements temporaires des primes de risque. Ce n’est que lorsque les tensions se transmettent à l’économie réelle par des canaux concrets — tels que l’approvisionnement énergétique, l’inflation ou les conditions financières — que le risque d’un changement structurel du régime macroéconomique se matérialise.

Dans ce Market Flash, nous poursuivons ce cadre d’analyse. Nous examinons les évolutions récentes des marchés de l’énergie, évaluons les implications pour l’Europe et analysons les réactions des marchés au cours de ces derniers jours. Nous traduisons ensuite ces enseignements en éléments concrets pour orienter notre gestion de portefeuille. Pour ce faire, nous nous appuyons sur des scénarios clairement définis, chacun comportant ses propres implications.

Notre approche reste délibérément rigoureuse, structurée et fondée sur l’analyse des données. Nous suivons en continu des indicateurs quantifiables et adaptons notre positionnement dès que les faits l’exigent. L’objectif de ce Market Flash n’est pas seulement de vous informer, mais surtout de vous éclairer et vous guider dans une période d’incertitude accrue, en partageant notre méthode d’analyse et de gestion des risques appliquée à votre portefeuille.

L'énergie comme vecteur de transmission : pétrole, gaz et le détroit d'Ormuz

Philippe Gijsels (Chief Strategy Advisor), Patrick Casselman (Senior Equity Specialist)


Pour les marchés financiers, l'énergie constitue aujourd'hui le principal vecteur de transmission des tensions géopolitiques. Ce n'est pas le conflit en lui-même qui influence directement les prix, mais plutôt son impact sur les flux de pétrole et de gaz. L'attention se concentre ainsi sur un point de passage stratégique : le détroit d’Ormuz.

Les récents mouvements de marché illustrent parfaitement ce mécanisme. Tant que la circulation physique de l’énergie ne semblait pas directement menacée, les réactions restaient limitées. La situation a toutefois changé brutalement lorsque l’Iran a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz et précisé que tout navire y transitant serait considéré comme une cible potentielle. Le prix du pétrole a alors bondi instantanément, tandis que les marchés boursiers subissaient des pressions simultanées. Le rebond qui a suivi s’est révélé tout aussi rapide, après l’affirmation par Washington que les États Unis étaient prêts à garantir la libre circulation grâce à des assurances, une escorte militaire et un renforcement de leur présence maritime. Pour les marchés, il ne s’agissait pas d’un simple ajustement politique, mais bien d’une réévaluation directe du risque énergétique.

La sensibilité s’explique facilement. Plus de 20% du commerce mondial de pétrole et de GNL transite par le détroit d’Ormuz. Tout doute concernant son ouverture opérationnelle se traduit quasi automatiquement par une prime de risque plus élevée sur le pétrole et le gaz. Cette prime est aujourd’hui essentiellement logistique : ce n’est pas la capacité de production qui est sous pression, mais la sécurité du transport, l’assurabilité et l’accès au raffinage. Cela explique pourquoi les prix peuvent connaître des variations brutales, mais aussi pourquoi ils peuvent se normaliser rapidement dès que la fiabilité du flux est rétablie.

En outre, le marché pétrolier se trouve dans une situation fondamentalement différente de celle des précédents chocs pétroliers. Les États-Unis sont désormais exportateurs nets d’énergie, tandis que le marché mondial souffre d’une surcapacité. La capacité excédentaire de l’OPEP+ est estimée à environ 5 millions de barils par jour, soit plus que la totalité de la production iranienne. Ce qui constitut un tampon face aux chocs d’offre. Mais ce tampon perd toutefois de sa pertinence lorsque le transport du pétrole est entravé, et c’est précisément là que se situe aujourd’hui le point sensible.

Le marché du gaz réagit également, mais via un autre canal. Les prix du GNL sont particulièrement sensibles aux risques maritimes et aux conditions d’assurance. Une perturbation prolongée à Ormuz toucherait surtout les marchés gaziers européens et asiatiques, où les importations de GNL jouent un rôle clé. Ici aussi, la distinction entre capacité d’offre structurelle et perturbation logistique temporaire est déterminante pour la formation des prix.

A plus long terme, trois grands scénarios se dessinent. Dans un premier scénario, le passage se normalise relativement vite et la prime de risque actuelle disparaît, avec des prix du pétrole et du gaz revenant vers des niveaux antérieurs. Dans un second scénario, le passage reste opérationnel mais sous sécurité renforcée, ce qui entraîne des prix de l’énergie volatils mais pas structurellement plus élevés. Ce n’est que dans un troisième scénario, moins probable, marqué par un blocus prolongé et effectif, qu’une pression haussière durable apparaît, avec des implications pour les anticipations d’inflation et la croissance économique.

La conclusion pour les marchés est claire. L'énergie reste le lien entre la géopolitique et les prix financiers. Tant que les perturbations se limiteront à la logistique et à l'assurance, et ne dégénéreront pas en rupture structurelle de l'approvisionnement, leur impact sur les prix du pétrole et du gaz restera probablement temporaire et volatil, plutôt que durablement élevé. Pour les investisseurs, cela implique de rester attentifs aux fluctuations des prix, tout en gardant à l’esprit qu’une normalisation peut suivre rapidement dès que le risque autour d'Ormuz s’atténue.

L'Europe en première ligne face à la montée des tensions avec l'Iran

Inge Donders, Head of Investment Communication


Pour l'Europe, une escalade avec l'Iran se traduit d'abord par un choc économique plutôt que par une menace directe pour la sécurité. Géographiquement éloignée de la zone de conflit, sa vulnérabilité est structurelle : importatrice nette d'énergie, elle dépend partiellement, pour son approvisionnement marginal en gaz, des flux maritimes de GNL. Cette dépendance rend son économie sensible aux tensions au Moyen-Orient, même en l'absence de blocus ou de pénuries physiques.

Le premier vecteur de propagation est logistique, avec des effets plus rapides qu'on ne l'imagine. Les tensions sur les routes maritimes stratégiques augmentent les risques opérationnels et d'assurance pour le transport. Les compagnies maritimes, plus prudentes, réévaluent leurs itinéraires et, faute d'alternatives comme pour le détroit d'Ormuz, les allongent. En résulte la hausse des coûts de fret et d'assurance, ainsi que des temps de transit. Pour le GNL, cet enjeu est critique, car la chaîne d'approvisionnement, dépendante des délais et limitée par la capacité des méthaniers, réagit aux moindres retards par des fluctuations de prix, sans qu’il y ait pour autant de pénurie physique.

Les tensions géopolitiques affectent surtout l'économie européenne via les prix de l'énergie. L'Europe, importatrice majeure de pétrole et de gaz, subit rapidement les variations de prix, qui se répercutent sur l'inflation : directement via les carburants et le chauffage, indirectement par les coûts de transport, l'électricité et les coûts de production industrielle. Une précision s'impose cependant : la volatilité, seule, n'altère pas le cycle économique. Le seuil critique n'est franchi que lorsque les perturbations deviennent durables, restreignant les flux physiques d'énergie ou les capacités de transport. À ce stade seulement, la hausse des prix risque de s'ancrer dans les anticipations inflationnistes et de s'intégrer structurellement aux coûts des entreprises.

Dans ce scénario, les secteurs énergivores subissent la pression en premier lieu. La chimie, la pétrochimie, les matériaux de base, comme l'acier et l'aluminium, le verre, le papier, ainsi que certaines branches de la mécanique, sensibles aux hausses des coûts du gaz et de l'électricité, voient leurs marges s'éroder rapidement. La concurrence internationale limite leur capacité à répercuter ces coûts, accélérant ainsi la baisse des investissements et de la production. C'est principalement par ce canal industriel que les tensions géopolitiques impactent tangiblement la croissance européenne.

L'Europe n'est pas homogène face à ces défis. La France, grâce à son mix énergétique, dominé par le nucléaire, est relativement protégée des fluctuations des énergies fossiles. L'Allemagne, avec son industrie très énergivore, reste vulnérable : la hausse des coûts pèse rapidement sur sa compétitivité. L’Espagne constitue un cas particulier : elle dispose d’une capacité importante en GNL et en regazéification (la capacité de reconvertir le gaz naturel liquéfié (GNL) en gaz naturel et de l’injecter ensuite dans le réseau de pipelines), ce qui lui offre davantage de flexibilité pour changer de fournisseur en cas de perturbations. Cette marge de sécurité rend l’Espagne moins vulnérable aux chocs d’offre soudains, même si l’impact reste perceptible à l’échelle européenne en raison des interconnexions gazières limitées. Globalement, l'Europe dépend des prix fixés sur le marché mondial du GNL.

La Belgique se distingue par sa dépendance partielle au GNL, la rendant sensible aux enjeux maritimes, d'assurance et de logistique. Près de 30% de nos importations de GNL proviennent du Qatar et passent donc par le détroit d’Ormuz. Même sans blocus, une ‘friction opérationnelle’ accrue peut entraîner des surcoûts et une incertitude sur les livraisons. Combiné à ses clusters industriels énergivores, ce contexte la rend vulnérable si les tensions persistent. Tant que les perturbations restent temporaires, l'impact se limite aux coûts et à la volatilité, sans rupture structurelle.

Le message pour l'Europe est nuancé, mais clair : tant que les flux énergétiques circulent, l'impact reste maîtrisable, principalement lié aux prix et à l'incertitude. Seule la persistance des goulots d'étranglement logistiques et énergétiques transformerait la situation en inflation tenace et en ralentissement économique, avec des implications pour les politiques publiques. Notre scénario de base table sur des perturbations temporaires, sans changement de régime structurel.

Beaucoup d’agitation et de volatilité, mais pas de rupture de régime macroéconomique

Philippe Gijsels, Chief Strategy Advisor


The trend is your friend, même dans une dynamique de «Quatrième tournant». Cela n’empêche toutefois pas les marchés de réagir lorsque les tensions géopolitiques s’intensifient – comme les derniers jours l’ont à nouveau clairement montré. L’escalade autour de l’Iran a entraîné de fortes turbulences sur les marchés, particulièrement en Europe. Par ailleurs, la formation des prix montre à quel point les marchés réévaluent rapidement le risque et réagissent sans délai aux signaux laissant entrevoir une possible stabilisation.

La réaction initiale a été nettement asymétrique : les marchés boursiers européens ont corrigé brutalement, bien davantage que leurs homologues américains. Ce phénomène est bien connu : l’Europe est plus sensible aux chocs géopolitiques au Moyen-Orient, du fait de sa vulnérabilité économique et de la rapidité avec laquelle la confiance du consommateur y est affectée. Aux États‑Unis, la correction est restée plus limitée et plus ordonnée. Là aussi, les marchés ont subi une pression, mais sans signes de stress systémique.

Il est néanmoins remarquable que tant les marchés européens qu’américains se soient redressés mercredi. Ce rebond ne doit rien au hasard. Il reflète des signaux indiquant qu’une nouvelle escalade pourrait être contenue, notamment grâce aux déclarations de Washington affirmant que les États‑Unis sont prêts à assurer la libre circulation dans le détroit d’Ormuz. Un point essentiel pour les marchés car cela réduit le risque d’une perturbation durable du commerce et des flux énergétiques, et donc celui d’un choc économique structurel.

Cette réactivité à la communication politique et sécuritaire se manifeste également ailleurs. Le dollar,  longtemps mis sous pression, a partiellement retrouvé son statut de valeur refuge. En période d’incertitude, la liquidité prime, et celle du bloc dollar reste inégalée. Dans son sillage, plusieurs grandes entreprises technologiques américaines ont montré une résilience notable. Cela peut paraître contre‑intuitif, mais s’explique aisément : il s’agit d’entreprises aux bilans solides, à la rentabilité élevée et aux flux de trésorerie réguliers. En période d’incertitude, la qualité redevient une denrée rare.

Avec davantage de recul, on constate que cet épisode s’inscrit dans un contexte de rotation et de dispersion : les capitaux se répartissent davantage entre régions et styles d’investissement, et le marché distingue de plus en plus nettement les gagnants des perdants. Les tensions géopolitiques peuvent toutefois interrompre ou inverser temporairement ces dynamiques — ce que les derniers jours ont illustré. Reste à déterminer si nous assistons simplement à une pause ou à quelque chose de plus durable.

Selon notre scénario de base, les marchés intègrent principalement une prime de risque de nature temporaire. Tant que les fondamentaux économiques et la stabilité financière demeurent solides, l’histoire montre que les chocs géopolitiques sont souvent rapidement intégrés dans les prix et qu’ils ouvrent, sur un horizon de six à douze mois, davantage la porte à des opportunités qu’à des dommages durables. Dans ce contexte, discipline et sang‑froid restent indispensables. The trend is your friend, mais seulement pour ceux qui savent distinguer le bruit des véritables signaux.

Ormuz sous la loupe : implications pour votre allocation

Frank Claus (Head of Investment Services) et Delphine Wykes (Head of Asset Allocation)

Les futurs ont leur mot à dire

L'escalade récente autour de l'Iran a de nouveau braqué les projecteurs sur le détroit d'Ormuz, une voie étroite mais stratégiquement cruciale pour l'approvisionnement énergétique mondial. Environ un cinquième du commerce pétrolier mondial et une part significative des flux de GNL y transitent. La réaction du marché a donc été rapide et prévisible : prix du pétrole en hausse, actions sous pression et volatilité en hausse.

C’est pourquoi il est judicieux d’examiner l’ensemble du tableau. La plupart des médias se concentrent sur le prix spot ou le contrat à un mois du pétrole, qui a effectivement fortement augmenté la semaine dernière. Pourtant, ceux qui analysent la structure temporelle du marché voient une image plus nuancée. Le prix du pétrole pour une livraison dans douze mois a à peine varié et s’établit autour de 64 dollars le baril, soit à un niveau légèrement supérieur à celui d’il y a un an. Cette différence n’est pas anodine, mais un signal clé : le marché anticipe surtout des tensions temporaires, et non une rupture structurelle de l’offre.

Les Futures sont des contrats où un prix est fixé aujourd’hui pour la livraison de pétrole à une date ultérieure, par exemple dans six ou douze mois. L’ensemble de ces prix forme ce qu’on appelle la courbe des futurs (futures curve). Cette structure temporelle reflète l’anticipation collective du marché quant à l’évolution future de l’équilibre entre l’offre et la demande.

Lorsque les investisseurs redoutent une perturbation durable de l’approvisionnement énergétique, ce ne sont pas seulement les prix au comptant (spot) qui augmentent mais aussi les prix des livraisons plus éloignées. Dans ce cas, c’est l’ensemble de la courbe des futures qui se déplace vers le haut.

C’est précisément pour cette raison qu’il est crucial pour les investisseurs de ne pas se limiter au prix spot, mais d’observer la courbe des contrats à terme. Celle-ci reflète mieux les anticipations d’inflation à moyen terme. Tant que la courbe reste relativement plate, cela indique que les hausses énergétiques sont considérées comme temporaires, réduisant ainsi le risque d’un choc inflationniste durable ou d’un revirement majeur de la politique monétaire.

Logistique et géopolitique : tensions et contrepoids

Le détroit d’Ormuz reste exposé aux perturbations logistiques. En cas d’escalade militaire, le transport maritime, l’assurabilité et le passage pourraient être temporairement compromis. Cependant, des forces stabilisatrices agissent en parallèle. La Chine joue un rôle central : plus de 80% des exportations pétrolières iraniennes lui sont destinées, lui donnant un intérêt économique à désamorcer les tensions.

Plusieurs pays européens, dont la France, ont exprimé leur volonté de renforcer la sécurité maritime. Le président américain a annoncé aujourd’hui un soutien financier aux assureurs maritimes pour éviter un retrait du secteur, ainsi que des mesures pour sécuriser le passage dans le détroit.

Cette convergence d’intérêts économiques et de pressions diplomatiques rend improbable une fermeture prolongée d’Ormuz. Historiquement, même en période de crise, des solutions ont été trouvées pour maintenir un trafic réduit. Dans ce contexte, il serait irrationnel pour Téhéran d’ignorer ces réalités, surtout lorsque sa survie est en jeu.

Inflation : l'Europe peut absorber les pressions temporaires

En Europe, l'énergie demeure le principal vecteur de transmission. La hausse des prix du pétrole se répercute sur les carburants, les coûts logistiques et les dépenses industrielles. Cependant, la situation de départ est relativement favorable : avec une inflation proche de 1,7%, la zone euro dispose d’une certaine marge pour absorber ces hausses temporaires sans détériorer immédiatement les anticipations d’inflation. Les banques centrales font une distinction claire entre les chocs géopolitiques de courte durée et l'inflation structurelle.

Ce n’est que lorsque les prix de l’énergie restent durablement élevés et commencent à se répercuter sur les salaires ainsi que l’ensemble des prix que le cadre macroéconomique s’en trouve réellement modifié. À ce stade, un tel scénario n’est pas reflété dans les anticipations actuelles du marché.

Implications pour l'allocation : pas de panique, mais de la nuance

Pour l'allocation d’actifs, le message à retenir est simple. Les chocs géopolitiques appellent rarement des mouvements drastiques, mais plutôt des ajustements fins. Les valeurs liées au secteur de l’énergie, la défense et certains actifs réels offrent une protection dans un environnement volatil. Parallèlement, les obligations de haute qualité continuent de jouer un rôle stabilisateur essentiel lors des phases de risk off.

Notre scénario central demeure que les tensions actuelles ne devraient provoquer que des perturbations temporaires, sans entraîner de changement de régime structurel. Cela appelle à rester vigilant, à envisager différents scénarios et à suivre de près l’évolution de la courbe des futures, tout en évitant toute réaction excessive ou impulsive. Nous continuons de surveiller la situation avec attention et vous tenons, comme toujours, informés de manière proactive. Le cas échéant, nous ajusterons notre positionnement et notre stratégie sur base d’éléments factuels.

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