Les émissions de CO
2 engendrent des coûts qui ne sont pas intégrés dans le prix de produits et services. Pensez notamment aux coûts liés à la pollution de l’air, à la santé publique et au réchauffement climatique. L’influent économiste britannique
Arthur C. Pigou a démontré que ces externalités avaient un prix et qu’elles peuvent être internalisées via une taxe. Cette théorie est rarement appliquée ou seulement à travers des demi-mesures. Les pays qui instaureraient une telle taxe verront leur compétitivité se dégrader, entend-on souvent. Ce qui en a refroidi plus d’un. L’Europe se contente d’une taxe de 20 à 25 euros par tonne, largement inférieure au coût réel. Ailleurs, on ne parle même que de 10 euros la tonne, voire rien du tout.