Les investisseurs investissent-ils toujours de manière rationnelle ?
Non. Selon l’hypothèse d’efficience des marchés, les informations disponibles sont rapidement intégrées dans les prix, ce qui rend difficile la réalisation systématique de rendements supérieurs à la moyenne.
La finance comportementale, qui étudie l’influence des facteurs psychologiques sur les décisions financières, démontre que la réalité est bien plus complexe. Les investisseurs peuvent se laisser guider par des biais de confirmation, un excès de confiance, la pensée de groupe ou d’autres convictions. Sur les sujets politiquement sensibles, le raisonnement motivé joue également un rôle. Les individus ont alors tendance à interpréter les informations d’une manière qui confirme leurs croyances.
Il est à noter que cet effet n’est pas totalement absent chez les personnes ayant une approche plus analytique. L’étude suggère même qu’elles sont parfois plus enclines à trouver des arguments étayant leurs convictions. Une quantité plus importante d’informations et une meilleure réflexion ne génèrent pas automatiquement des décisions plus rationnelles.