La transition climatique est au point mort. L’attention des dirigeants mondiaux s’est portée vers la défense, l’économie et les campagnes électorales de plus en plus polarisées. Pourtant, l’urgence climatique demeure. Les Nations unies ont prévenu que la trajectoire actuelle nous mènerait à un réchauffement de 2,8 °C. Autre certitude : sans un financement massif des pays du Sud, la transition climatique mondiale n’avancera pas.
L’accord conclu lors de la COP 29, prévoyant d’investir au moins 300 milliards de dollars par an d’ici 2035, était à ce titre crucial. Avec l’implication du secteur privé, ce montant pourrait même atteindre 1.300 milliards de dollars. Reste à transformer ces promesses en réalité. En matière d’investissements dans les technologies et les infrastructures climatiques, l’heure n’est plus aux paroles, mais aux actes.