L’inflation repart à la hausse. Pour qui suit les prix de l’énergie, des matières premières et des intrants intermédiaires, un schéma familier semble se répéter. Depuis l’escalade du conflit en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz, les prix du pétrole, du gaz, de l’aluminium et des engrais ont augmenté.
Le secteur du transport (terrestre, maritime et aérien) est le plus touché par l’impact direct de l’augmentation des prix du pétrole. Mais la chimie, la construction et l’industrie manufacturière sont également sous pression en raison de leurs processus de production énergivores. La hausse des coûts des matières premières se répercutera tôt ou tard sur les prix à la consommation. Ce mécanisme de transmission est bien connu et commence à affecter le budget des ménages et des entreprises.
Le choc des prix initial se fait donc déjà sentir. Mais il faut encore plus redouter les effets de second tour.