Sommaire
- Bien plus qu’un président
- L’exemple éloquent des actions du secteur de l’énergie
- Coude-à-coude
La semaine prochaine, cette année riche en élections connaîtra son apogée avec les élections présidentielles et législatives aux Etats-Unis. L’importance de ces élections n’est pas à sous-estimer. Le gagnant sera en effet non seulement la semaine prochaine, mais aussi durant les quatre années à venir le principal personnage politique présent dans nos différents médias. Mais aura-t-il aussi un impact significatif sur votre portefeuille?
Bien plus qu’un président
Indirectement, c’est très certainement le cas. Sans vouloir aborder en détail les programmes politiques, nous pouvons affirmer que certains points ont absolument l’étoffe d’impacter les entreprises américaines et l’économie mondiale. Mais tout dépendra de la mesure dans laquelle le nouveau président voudra et pourra réaliser ce programme. On l’oublie souvent, mais les Américains élisent également leur Chambre et leur Sénat. Et les rapports de force au sein de ces assemblées sont presque aussi importants que l’issue de l’élection présidentielle.
Si le président doit collaborer avec un parlement qui est dominé par l’autre parti, cela lui compliquera considérablement la tâche. Il sera alors contraint d’édulcorer son programme, raison pour laquelle une telle combinaison emporte la préférence de la plupart des économistes.
L’exemple éloquent des actions du secteur de l’énergie
A cela vient s’ajouter le constat que les choses prennent souvent en cours de mandat une tournure différente de celle attendue initialement. Il est de notoriété publique que Donald Trump n’est pas très chaud pour la transition des énergies fossiles vers les énergies renouvelables. Même aujourd’hui, son message tient plutôt du fameux "Drill, baby, drill"… On pourrait donc s’imaginer qu’à l’époque de sa présidence, le secteur pétrolier traditionnel a connu l’âge d’or.
Et pourtant, rien n’est moins vrai. Les investisseurs qui avaient misé sur les actions du secteur de l’énergie au début du précédent mandat de Donald Trump l’ont amèrement regretté. En effet, si l’action américaine moyenne a grimpé de 60% entre 2017 et 2020, les actions du secteur de l’énergie, elles, ont perdu 40% de leur valeur. Même du haut de sa fonction de président des Etats-Unis, Donald Trump n’est pas parvenu à freiner l’engouement croissant pour la transition énergétique dans le sillage de l’Accord de Paris.
Coude-à-coude
De plus, l’issue de l’élection de la semaine prochaine demeure imprévisible. Les pronostics et les sondages se succèdent, mais révèlent des résultats contradictoires et des écarts qui s’inscrivent généralement dans la marge d’erreur. Vu ce qui s’est passé il y a quatre ans, il n’est même absolument pas certain que le gagnant soit déjà connu la semaine prochaine. Dans ces conditions, l’investisseur a besoin d’une bonne boule de cristal s’il veut adapter son portefeuille de placements dans l’une ou l’autre direction.
D’autant plus que l’évolution à court terme après une élection comme celle-ci peut connaître des rebondissements très rapides. Les jours qui suivent une élection de cette ampleur comptent souvent parmi les pires ou les meilleures sessions boursières de l’année. Anticiper dès à présent sur le résultat à venir peut sembler tenir du pari, mais attendre revient à courir le risque d’arriver trop tard.
Nous tenons surtout à souligner que ces élections présidentielles ne laissent certainement pas nos gestionnaires indifférents. Bien au contraire. Mais à long terme, ce sont surtout les entreprises qui détermineront le rendement de votre portefeuille. Elles parviendront certes à tirer profit d’une victoire de l’un ou de l’autre, mais elles s’efforceront surtout de s’adapter à la nouvelle situation. Pour que nous puissions finalement conclure tous en chœur: "It’s the economy, stupid!"…