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Nouvel espoir pour la transition climatique
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13 NOV

Nouvel espoir pour la transition climatique

13-11-2025
Koen De Leus – Chief Economist
Koen De Leus Chief Economist
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Rédigé le 13-11-2025 09:58
Publié le 13-11-2025 09:58
La COP 30 met en lumière le fossé entre ambition et réalité. Toutefois, certains indicateurs laissent entrevoir une reprise des efforts climatiques et des investissements durables.
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La transition climatique est au point mort. L’attention des dirigeants mondiaux s’est portée vers la défense, l’économie et les campagnes électorales de plus en plus polarisées. Pourtant, l’urgence climatique demeure. Les Nations unies ont prévenu que la trajectoire actuelle nous mènerait à un réchauffement de 2,8 °C. Autre certitude : sans un financement massif des pays du Sud, la transition climatique mondiale n’avancera pas.

L’accord conclu lors de la COP 29, prévoyant d’investir au moins 300 milliards de dollars par an d’ici 2035, était à ce titre crucial. Avec l’implication du secteur privé, ce montant pourrait même atteindre 1.300 milliards de dollars. Reste à transformer ces promesses en réalité. En matière d’investissements dans les technologies et les infrastructures climatiques, l’heure n’est plus aux paroles, mais aux actes.
Sans l’implication des pays émergents à forte intensité énergétique, l’objectif de neutralité carbone restera hors de portée.Koen De Leus

Place aux actes

La COP 30, organisée à Belém au Brésil, est centrée sur l’interdépendance entre forêt tropicale, biodiversité et climat. Il reste essentiel de rallier un maximum de pays à la transition vers une économie durable. Les nations riches en forêts réclament à juste titre des compensations pour les pertes économiques liées à une exploitation plus limitée de leurs ressources forestières. Sans l’implication des pays émergents à forte intensité énergétique, l’objectif de neutralité carbone restera hors de portée.
Une fois encore, la probabilité d’une véritable percée semble faible. Les tensions géopolitiques, la hausse des budgets de défense et l’opposition active de l’administration Trump compliquent la coopération internationale. Washington a récemment torpillé un projet de taxe carbone sur le transport maritime, pourtant soutenue par 63 pays.
Les tendances évoluent par vagues : les technologies climatiques se situent actuellement au creux du cycle.Koen De Leus

Les investissements ESG à la traîne

Selon l’historien Neil Howe, nous sommes dans le « quatrième tournant », la période hivernale d’un cycle récurrent de 80 ans, dans lequel règne une grande polarisation. Peu de dirigeants osent mettre en place des politiques portant leurs fruits sur le long terme. Des enjeux comme le climat ou le vieillissement de la population passent au second plan.
Sur les marchés financiers, le report de la transition climatique pèse sur les rendements des investissements durables. Les fonds ESG affichent des performances inférieures à la moyenne. Ce qui n’a rien d’étonnant, ces investissements étant orientés sur le long terme. Installer une éolienne nécessite un financement immédiat, tandis que les revenus se répartissent sur plusieurs années. Dans un contexte de taux d’intérêt élevés, ces gains futurs perdent naturellement de leur valeur actuelle. Il faut toutefois garder à l’esprit que les tendances évoluent par vagues : les technologies climatiques se situent actuellement au creux du cycle.
L’Europe semble bien placée pour impulser cette reprise, portée par la recherche d’une indépendance énergétique.Koen De Leus

Opportunités de croissance

Une lueur d’espoir pointe ainsi à l’horizon. Les faibles valorisations des thèmes liés au climat et au développement durable offrent un véritable potentiel de redressement. Les entreprises capables de prospérer sans subventions deviennent plus attractives. Parallèlement, les innovations technologiques ne ralentissent pas. Lorsque les marchés ne baissent plus malgré de mauvaises nouvelles, c’est souvent un signal de reprise.
Et comme le prédit Neil Howe, après l’hiver vient le printemps. C’est selon lui une période plus propice au collectif : la collaboration règne en maître, ce qui est favorable pour le récit ESG. Mais d’ici là, le marché des investissements durables aura déjà connu une progression significative. L’Europe semble bien placée pour impulser cette reprise, portée par la recherche d’une indépendance énergétique.

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