Menu
La banque d'un monde qui change
Un Brexit dur, scénario catastrophe!
Trends Suivre Suivre la catégorie
8 AVR

Un Brexit dur, scénario catastrophe!

8-4-2019
Koen De Leus – Chief Economist
Koen De Leus Chief Economist
Suivre Suivre l'expert
Voir tous les experts
Rédigé le 5-4-2019 14:57
Publié le 8-4-2019 07:00
Un Brexit dur aurait de lourdes conséquences pour les entreprises au Royaume-Uni, en Belgique et dans le reste du monde. Découvrez-en l’impact dans trois situations concrètes.
Lire plus tard
Twitter LinkedIn Email Imprimer

Sommaire

  • Un Brexit dur serait terrible pour les entreprises belges exportant au Royaume-Uni
  • Les droits de douane et exigences de l’OMC gonfleraient leurs coûts
  • Un Brexit dur menacerait le secteur de la logistique et du transport en mer du Nord
  • Les conséquences seraient encore plus terribles pour les entreprises britanniques
  • De nombreuses entreprises exposées ne se sont pas préparées à un Brexit dur
Une entreprise belge importe du jus de fruit du Brésil et le mélange en Belgique à du jus de pomme belge. Pas moins de 80% de ses exportations sont destinées au Royaume-Uni. En cas de Brexit dur, cette entreprise ferait face à d’importants problèmes. Elle devrait tout d’abord s’acquitter de droits de douane pour le commerce entre la Belgique et le Royaume-Uni. Ensuite, le jus ne pourrait plus être exporté sans certificat d’origine comme prévu par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Concrètement, une entreprise externe devrait évaluer la valeur ajoutée par la production de ce jus de fruit. Un processus long et onéreux qui coûtera vraisemblablement trop cher pour qu’un produit comme un jus de fruit demeure rentable.
En cas de Brexit dur, cela en serait fini d’un commerce fluide avec le Royaume-Uni.

Les activités d’import/export en danger

Un Brexit dur affecterait aussi les entreprises de transport et de stockage. Prenons l’exemple d’une société de Zeebrugge transportant par bateau des marchandises vers le sud-ouest de l’Angleterre. Une liaison plus rapide que via Calais ou Londres. Cette entreprise de transport peut actuellement stocker sans problème des produits de clients britanniques à Zeebrugge. En cas de Brexit dur, cela en serait fini d’un commerce fluide avec le Royaume-Uni. Tous les biens seraient frappés de droits de douane quand ils arrivent ou quittent le Royaume-Uni. Ce qui serait une très mauvaise nouvelle pour les entreprises logistiques du continent. Leurs clients britanniques devront réorganiser leur logistique et feront moins appel à leurs services.
Un Brexit dur serait catastrophique pour les plus petites entreprises commerçant beaucoup avec le Royaume-Uni.Koen De Leus

Maxi problème pour Mini Cooper

Ce n’est rien comparé au cauchemar de la production de la Mini Cooper. Le vilebrequin de cette citadine est fabriqué en France, usiné au Royaume-Uni et assemblé dans le moteur à Munich. Le moteur prend enfin la direction des chaînes de montage à Oxford. Le vilebrequin traverse trois fois la Manche, ce qui signifie trois taxes en cas de Brexit dur.

De nombreuses entreprises ne se sont pas préparées à l’éventualité d’un Brexit dur. Selon une enquête de BNP Paribas Fortis, une entreprise belge sur trois menacée par le Brexit n’a pris aucune mesure. Selon la Banque d’Angleterre, 20% des entreprises britanniques sont dans le même cas. Un Brexit dur serait catastrophique pour les plus petites entreprises commerçant beaucoup avec le Royaume-Uni.

Vous êtes client·e Priority Banking Exclusive, Private Banking ou Wealth Management ?

Inscrivez-vous à notre newsletter quotidienne et/ou à notre newsletter hebdomadaire.

Je m’abonne

Votre expert

Koen De Leus Chief Economist
Suivre Suivre l'expert
Voir tous les experts
Mots-clés : Focus Tendances
Partagez :
Lire plus tard
Les opinions exprimées sur ce site sont celles des auteurs et ne représentent pas nécessairement la position de BNP Paribas Fortis

Rejoignez MyExperts

Déjà inscrit ?

Connectez-vous pour lire l'article.

Pas encore de compte ? S'inscrire