Menu
La banque d'un monde qui change
Faire ce que l’on veut? Vraiment?
Planification Suivre Suivre la catégorie
16 AOÛT

Faire ce que l’on veut? Vraiment?

16-8-2018
Jeanine Windey – Partner
Jeanine Windey Partner
Suivre Suivre l'expert
Voir tous les experts
Rédigé le 16-8-2018 09:00
Publié le 16-8-2018 08:22
A priori, chacun peut disposer de ses biens comme bon lui semble. La loi restreint toutefois votre liberté de disposer de vos biens à titre gratuit lorsque vous laissez un ou plusieurs enfants.
Lire plus tard
Twitter LinkedIn Email Imprimer

Les enfants, c’est pour la vie (et même après) !

Traditionnellement, on considère que les enfants, c’est pour la vie (et même après !) et que le patrimoine familial doit se transmettre de génération en génération. Ceci explique que de longue date, les descendants bénéficient d’une part minimale dans la succession de chacun de leurs parents : la réserve héréditaire.

La réserve protège les enfants contre les donations ou le legs, mais non contre les actes à titre onéreux tel que la vente de biens ou les dépenses, fussent-elles somptuaires.

Elle correspond à une fraction d’une masse, appelée « masse de calcul » qui comprend non seulement l’actif net restant au jour du décès, mais également toutes les donations consenties de son vivant par le défunt et ce, quelle que soit leur date et leur bénéficiaire. Si les donations et/ou les legs portent atteinte à la part réservataire des enfants, elles seront réduites et les bénéficiaires de ces libéralités devront indemniser les enfants.

Une liberté accrue offerte au disposant

Depuis 1804, l’ampleur de la réserve et par voie de conséquence, la quotité dont un parent peut librement disposer, dépendait du nombre d’enfants qu’avait ce parent.

Les choses changeront au 1er septembre 2018. À compter de cette date, la quotité disponible sera toujours la même, quel que soit le nombre d’enfants. Elle sera de 50% de la masse de calcul. La réserve des enfants correspondra aux 50% restants.

Cette modification est destinée à donner plus de liberté aux parents.

Deux exemples permettront d’illustrer cette liberté :
  • Un père décède le 1er septembre 2018 en laissant quatre enfants. Il n’a pas fait de donations de son vivant et son patrimoine s’élève à 100. Il a fait un testament en faveur de son fils aîné l’instituant légataire universel. Celui-ci percevra 62,5 (50 correspondant à la quotité disponible et ¼ de la réserve s’élevant à 50, soit 12,5) tandis que les trois autres enfants recevront chacun 12,5.

    Si le père était décédé avant le 1er septembre 2018, le fils aîné n’aurait perçu que 37,50 tandis que les autres enfants auraient perçu 18,75.
  • Un père décède le 1er septembre 2018 en laissant 4 enfants et sa compagne. Il n’a pas fait de donations de son vivant et son patrimoine s’élève à 100. Il a fait un testament instituant la fille de sa compagne légataire universelle. Celle-ci percevra la quotité disponible soit 50, tandis que les enfants (de sang) du défunt recevront chacun 12,5.

    Si le père était décédé avant le 1er septembre 2018, sa belle-fille n’aurait perçu que 25 tandis que les autres enfants auraient perçu 18,75.
La fixation de la quotité disponible à une moitié, quel que soit le nombre d’enfants et la diminution corrélative de la réserve des enfants permet au disposant de bénéficier d’une liberté de disposer plus importante en faveur de la personne qu’il souhaite gratifier, qu’il s’agisse d’un membre de sa famille (éventuellement recomposée) ou d’un tiers. Attention toutefois à la taxation de telles libéralités !

Vous êtes client·e Priority Banking Exclusive, Private Banking ou Wealth Management ?

Inscrivez-vous à notre newsletter quotidienne et/ou à notre newsletter hebdomadaire.

Je m’abonne

Votre expert

Jeanine Windey Partner
Suivre Suivre l'expert
Voir tous les experts
Mots-clés : Donations Succession
Partagez :
Lire plus tard

Les informations et opinions reprises dans le présent article sont des commentaires à caractère purement informatif. Elles ne peuvent en aucun cas être considérées comme des avis ou des recommandations d'ordre fiscal, juridique ou autre. Elles ne tiennent pas compte de votre situation personnelle. Nous vous invitons à prendre contact avec votre conseiller avant de prendre toute décision se fondant directement ou indirectement sur les informations contenues dans cette communication. Les présentes conditions générales bancaires constituent le cadre global de la relation conventionnelle qui unit BNP Paribas Fortis SA (établissement de crédit dont le siège social est établi à 1000 Bruxelles, Montagne du Parc 3 - T.V.A. BE 0403.199.702 – RPM Bruxelles, soumis au contrôle prudentiel de la Banque nationale de Belgique, Boulevard de Berlaimont 14, 1000 Bruxelles et du contrôle de l'Autorité des services et marchés financiers (FSMA), rue du Congrès 12-14, 1000 Bruxelles en matière de protection des investisseurs et des consommateurs et inscrit comme agent d'assurances sous le n° FSMA BE 0403.199.702) à ses clients.

Rejoignez MyExperts

Déjà inscrit ?

Connectez-vous pour lire l'article.

Pas encore de compte ? S'inscrire