Menu
La banque d'un monde qui change
Investir dans des SPAC: un pari pour audacieux?
Trends Suivre Suivre la catégorie
26 NOV

Investir dans des SPAC: un pari pour audacieux?

26-11-2021
Arne Maes – Senior Economist
Arne Maes Senior Economist
Suivre Suivre l'expert
Voir tous les experts
Rédigé le 25-11-2021 18:06
Publié le 26-11-2021 06:06
Les SPAC ou sociétés «chèque en blanc» ont fait l’actualité ces derniers temps. Mais qu’est-ce qu’une SPAC exactement? Et est-ce une bonne idée d’y investir?
Lire plus tard
Twitter LinkedIn Email Imprimer

Sommaire

  • Les SPAC lèvent des capitaux pour financer des fusions ou acquisitions encore à négocier
  • Les SPAC sont soumises à moins de règles qu’une introduction en Bourse classique
  • Les experts financiers et le gendarme boursier américain s’en méfient
  • Une étude montre que les prévisions des SPAC sont souvent trop optimistes
SPAC est l’acronyme de Special Purpose Acquisition Company, littéralement société dédiée spécifiquement à une acquisition. Une SPAC n’a pas d’activité opérationnelle lorsqu’elle lève des capitaux en Bourse. Ces fonds lui permettront d’acquérir (partiellement) une autre entreprise, généralement dans les 24 mois qui suivent. Au moment de la levée de fonds, l’investisseur ne sait toutefois pas quelle entreprise cela sera. C’est pourquoi les SPAC sont aussi surnommées les sociétés « chèque en blanc ».

L’investisseur mise sur une coquille vide. Lorsqu’un projet de fusion ou acquisition est identifié, il peut toutefois décider de le soutenir ou pas.

Les experts financiers et la SEC, le gendarme boursier américain, se méfient des SPAC.

Investisseurs moins bien protégés

Depuis 1995, le législateur américain protège les entreprises contre les demandes de dommages et intérêts liées à des prévisions trop optimistes. Cette loi, le Private Securities Litigation Reform Act, prévoit une importante exception : les IPO (Initial Public Offerings) ou introductions en Bourse. Une entreprise qui entre en Bourse par le biais d’une IPO en présentant des chiffres qui ne sont pas étayés par des faits ou des calculs solides peut être poursuivie après coup.

Les entreprises privées qui se retrouvent en Bourse par le biais d’une SPAC ne sont pas concernées par cette exception. Trois chercheurs ont examiné les prévisions de chiffre d’affaires de 121 SPAC lancées entre début 2010 et fin 2020. Leurs conclusions sont inquiétantes.
Les chercheurs concluent que les SPAC annoncent souvent des prévisions trop optimistes, ce qui peut induire les investisseurs mal informés en erreur.Arne Maes

Trop optimistes

Les chercheurs ont mis en évidence une corrélation positive entre les prévisions et le cours de Bourse lors d’une fusion ou acquisition par une SPAC. Plus les prévisions sont optimistes, mieux se comporte l’action au cours des cinq séances suivant l’annonce.

À long terme, la corrélation devient par contre négative. Plus les prévisions sont optimistes, plus la performance est décevante après deux ans.

Cela ne signifie pas que les SPAC ne sont jamais un bon investissement. Mais cela confirme cette vérité : ce qui est trop beau pour être vrai ne l’est souvent pas.

Les chercheurs concluent que les SPAC annoncent souvent des prévisions trop optimistes, ce qui peut induire les investisseurs mal informés en erreur.

Vous êtes client·e Priority Banking Exclusive, Private Banking ou Wealth Management ?

Inscrivez-vous à notre newsletter quotidienne et/ou à notre newsletter hebdomadaire.

Je m’abonne

Votre expert

Arne Maes Senior Economist
Suivre Suivre l'expert
Voir tous les experts
Partagez :
Lire plus tard
Les opinions exprimées sur ce site sont celles des auteurs et ne représentent pas nécessairement la position de BNP Paribas Fortis

Rejoignez MyExperts

Déjà inscrit ?

Connectez-vous pour lire l'article.

Pas encore de compte ? S'inscrire