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Neutralité climatique en Belgique: cinq scénarios
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9 AOÛT

Neutralité climatique en Belgique: cinq scénarios

9-8-2021
Caroline Palumbo – Investment Communication Manager
Caroline Palumbo
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Rédigé le 6-8-2021 16:42
Publié le 9-8-2021 05:42
Le service fédéral Changement climatique a publié cinq scénarios permettant à la Belgique d’atteindre la neutralité climatique. Tous impliquent une accélération des changements et des investissements.
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Sommaire

  • L’UE et la Belgique se sont engagées à atteindre la neutralité climatique pour 2050
  • La Belgique ne fait pas partie des bons élèves dans la réduction des émissions de CO2
  • Cinq scénarios permettraient à la Belgique d’atteindre son objectif d’ici 2050
  • L’abandon des énergies fossiles doit être combiné à la capture des émissions résiduelles
  • Tous les scénarios impliquent une baisse de la consommation de ressources
  • Et une hausse des investissements dans les infrastructures et les technologies vertes
La Belgique s’est engagée, comme tous les États signataires de l’accord de Paris, à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. L’objectif commun des 195 parties est de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C-2°C par rapport à l’ère préindustrielle. Sur cette base, l’Union européenne vise à atteindre des émissions nettes nulles d'ici 2050. Pour y parvenir, le service fédéral Changement climatique a dévoilé début juin son rapport sur la transition de la Belgique vers la neutralité climatique.

Le rapport énonce différents scénarios d’une Belgique bas carbone. Leurs points communs sont une sortie progressive des énergies fossiles, une évolution des comportements et une accélération des investissements.
La baisse de 20% des émissions de CO2 belges entre 1990 et 2019 est inférieure à la moyenne européenne (26%).

La Belgique peut mieux faire

La Belgique est classée cinquième à l’index de développement durable des Nations unies. Cette bonne place ne doit toutefois pas masquer un bilan mitigé dans la lutte contre le réchauffement climatique.

La baisse de 20% des émissions de CO2 belges entre 1990 et 2019 est inférieure à la moyenne européenne (26%). De plus, la tendance ralentit depuis cinq ans.

Les principaux émetteurs de CO2 d’origine humaine sont dans l’ordre l’industrie, le chauffage des bâtiments et le transport. Les émissions de ce dernier secteur ont même augmenté ces trois dernières décennies sous l’effet du développement du transport routier. Par sa position géographique, la Belgique est en effet traversée par de nombreuses chaînes d’approvisionnement globalisées.

Émissions résiduelles

Dans son rapport, le service fédéral Changement climatique évoque cinq scénarios. Son scénario central « business as usual » table sur une baisse de 80% des émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport à 1990. D’autres scénarios renforcent les aspects comportement ou technologies. Enfin, le scénario le plus ambitieux de maximalisation des ambitions projette une baisse de 95% des émissions de GES.

Le premier constat important, rejoignant celui de l’Agence internationale de l’énergie, est que des émissions résiduelles sont inévitables. En particulier dans l’industrie et l’agriculture. Ces émissions résiduelles devront être compensées par des mécanismes de capture du CO2.
La sobriété énergétique ne sera pas suffisante, elle doit être combinée à d’autres solutions comme l’électrification ou les combustibles neutres en CO2.Caroline Palumbo

Économie circulaire et investissements

Deuxième constat, tous les scénarios impliquent une baisse drastique de la consommation de ressources et matériaux. Le secteur agricole doit moderniser ses pratiques et réduire le gaspillage. Les modes de consommation doivent évoluer vers des modèles plus durables (régime alimentaire, partage, etc.) et circulaires.

Dernier constat, la sobriété énergétique ne sera pas suffisante, elle doit être combinée à d’autres solutions comme l’électrification ou les combustibles neutres en CO2 (hydrogène, biomasse…).

Des investissements supplémentaires dans les infrastructures et les bâtiments sont ainsi nécessaires. Le taux de rénovation des bâtiments devra passer de 1% à près de 3% par an pour améliorer l’isolation et développer l’électricité verte.

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