Comment la plus-value est-elle déterminée ?
La plus-value consiste en la différence entre le prix de la cession à titre onéreux et le prix d’acquisition des actifs.
Une distinction doit être faite entre les actifs déjà détenus au 31 décembre 2025, et les autres actifs.
A. Pour les actifs déjà détenus au 31 décembre 2025 :
La plus-value historique est exonérée. En effet, la valeur d’acquisition à retenir pour le calcul de la plus-value est la valeur au 31 décembre 2025.
Par exemple : vous avez acquis à 100 des actions le 15/01/1992, elles valent 300 le 31/12/2025 et vous les revendez à 350 en 2027 => la plus-value imposable sera de 350 – 300 = 50.
Attention : pour bénéficier de la prise en compte de la valeur au 31 décembre 2025, il faudra pouvoir
prouver que l’on détenait déjà les actifs à cette date. Cela s’avérera difficile dans certains cas, par exemple pour des pièces ou des lingots d’or détenus en coffre et dont on n’aurait pas conservé les preuves d’achat.
S’agissant d’actifs obtenus par donation ou héritage avant le 1er janvier 2026, le donataire ou légataire peut invoquer la valeur au 31 décembre 2025 dans le chef de son prédécesseur en droit. Il devrait en être ainsi également pour les donations ou successions survenues à partir du 1
er janvier 2026, alors que les actifs avaient été acquis avant le 31 décembre 2025 par le donateur ou le défunt, mais le projet pourrait être plus clair à ce sujet.
Si vous deviez avoir acheté les actifs pour un prix supérieur à la valeur au 31 décembre 2025, vous pourrez faire valoir ce prix d’acquisition en cas de cession à titre onéreux jusqu’au 31 décembre 2030.
Par exemple : vous avez acquis à 300 des actions le 05/01/25, elles valent 280 le 31/12/2025 et vous les revendez à 320 en 2027 => la plus-value imposable sera en principe de 320 – 280 = 40. Si vous prouvez que vous aviez acquis les actions au prix de 300€, la plus-value imposable sera ramenée à 320 – 300 = 20.
B. Pour les actifs acquis à partir du 1er janvier 2026 ou dont on ne peut prouver qu’on les détenait avant le 1er janvier 2026 :
La plus-value effectivement réalisée sera imposée. Pour ces actifs, la valeur au 31 décembre 2025 ne revêt aucune importance.
Attention : à défaut de pouvoir prouver le prix d’acquisition (par exemple pour des pièces ou des lingots d’or dont les preuves d’achat n’auraient pas été conservées),
le prix de cession total sera imposé.
Les
frais tels que les frais de gestion, la taxe sur les opérations de bourse, … ne sont pas déductibles.
Les
moins-values peuvent être déduites, mais uniquement si elles ont été réalisées au cours de l’année. Elles ne sont donc pas « reportables » à défaut de plus-value au cours de l’année concernée. Et elles ne sont déductibles que des plus-values réalisées dans la même catégorie (cf.
supra les plus-values sur une entité que l’on contrôle / les plus-values sur participations d’au moins 20% / le régime résiduaire).
Par exemple : une moins-value subie sur une action individuelle peut être déduite d’une plus-value réalisée sur un fonds. Par contre, elle ne peut pas être déduite d’une plus-value réalisée sur une participation d’au moins 20%.
Si vous détenez
plusieurs actifs financiers identiques et que vous n’en revendez qu’une partie, la méthode «
first in, first out » s’appliquera et l’on considérera que les actifs cédés sont ceux que vous avez acquis en premier.
Des règles spécifiques sont prévues pour les
plans d’options ainsi que pour les actions attribuées gratuitement ou à prix réduit dans le cadre de la loi du 26 mars 1999 relative au Plan d’action belge pour l’emploi.
Attention :
les prix d’acquisition et/ou de cession en devises sont convertis en euros au cours de change en vigueur au moment de l’opération, et la plus-value sur les devises est soumise à la taxe, en sus de la plus-value sur l’actif concerné.