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L’astrologie et les gestionnaires de fonds chinois
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8 NOV

L’astrologie et les gestionnaires de fonds chinois

8-11-2024
Arne Maes – Senior Economist
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Rédigé le 8-11-2024 10:12
Publié le 8-11-2024 10:12
L’astrologie influence l’appétit au risque et les rendements de certains gestionnaires de fonds chinois. Comment l’expliquer et quelles leçons en tirer ?
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Le prochain Nouvel An lunaire aura lieu le 29 janvier 2025. Nous entrerons alors dans l’année du serpent selon l’astrologie chinoise. Cette dernière est basée sur l’année de naissance, chaque signe revenant tous les douze ans. Pour les Chinois superstitieux, cela peut avoir des conséquences notables comme le montre cette étude universitaire. Si votre gestionnaire de fonds chinois est né en 1953, 1965, 1977, 1989 ou 2001, soyez tout particulièrement vigilant·e. Les rendements obtenus pourraient en effet être un peu plus faibles en 2025 selon l’étude précitée. Comment l’expliquer  ?

Croyance populaire

Pour celles et ceux qui croient aux prédictions de l’horoscope chinois, l’année de leur signe astrologique est considérée comme un signe de malchance. Suivant la croyance populaire, une personne connaît davantage de revers et adopte des comportements atypiques durant cette année. Ainsi, les adeptes de l’astrologie chinoise sont souvent particulièrement prudents pendant l’année de leur signe. Selon l’étude susmentionnée, menée par Shenglan Chen avec d’autres chercheurs, cela se reflète aussi dans le travail des gestionnaires de fonds chinois. Ils ont constaté que :
  • les gestionnaires de fonds prennent en moyenne 6,82% de risques en moins l’année de leur signe astrologique chinois par rapport aux autres années ;
  • ils se montrent encore plus prudents en période de forte volatilité ;
  • ce comportement se traduit par des rendements plus faibles ;
  • l’effet est plus prononcé chez les gestionnaires de fonds moins expérimentés et ceux qui n’ont pas de diplôme financier.
La bonne nouvelle, c’est que l’effet de ces superstitions diminue avec l’expérience et l’expertise.Arne Maes

Expérience, expertise et formation

Cette étude plutôt décalée comporte également certains enseignements précieux. Tant les investisseurs particuliers que professionnels peuvent être guidés par des considérations irrationnelles. La bonne nouvelle, c’est que l’effet de ces superstitions diminue avec l’expérience et l’expertise. Les investisseurs n’ont donc pas nécessairement besoin de connaître l’année de naissance de leur gestionnaire de fonds pour déterminer s’ils doivent vendre ou non. En effet, il est bien plus important de savoir si le gestionnaire en question dispose de l’expérience nécessaire et d’une solide formation financière.

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