Un risque à relativiser
Avant de paniquer sur la montée en puissance du crédit privé, il faut se rappeler que le profil du crédit privé est plus conservateur que ce que beaucoup redoutent. Le ratio d’endettement (dettes par rapport aux fonds propres) est environ 2 fois moindre que pour les grandes banques. Les fonds qui les financent ne dépendent pas de l’assurance des dépôts fédéraux, ce qui signifie que les éventuelles pertes sont en grande partie absorbées par des investisseurs institutionnels sophistiqués qui comprennent les profils de risque à long terme.
Enfin, il faut garder à l’esprit que bien que le crédit privé ait connu une croissance significative, sa taille doit être évaluée en proportion du système de crédit dans son ensemble. Aux États-Unis, le total des crédits au secteur privé (ménages, entreprises et banques) atteint 60.000 milliards de dollars. L’encours des crédits privés qui suscitent l’inquiétude aujourd’hui se monte à 1.700 milliards de dollars, soit 2,8% du total.