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Faut-il craindre un nouveau choc inflationniste ?
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13 MARS

Faut-il craindre un nouveau choc inflationniste ?

13-3-2026
Koen De Leus – Chief Economist
Koen De Leus Chief Economist
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Rédigé le 13-3-2026 11:56
Publié le 13-3-2026 11:56
Les prix de l’énergie augmentent à nouveau, mais Koen De Leus ne s’attend pas à une répétition du choc inflationniste de 2022. Quels sont les risques pour la croissance et l’inflation ?
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La récente envolée des prix de l’énergie rappelle à beaucoup le choc inflationniste de 2022. À l’époque, les prix du pétrole et du gaz avaient fortement augmenté dans le sillage du début de la guerre en Ukraine.

La situation est toutefois différente à l’heure d’écrire ces lignes (09/03/2026). En Europe, le pétrole (Brent) se négocie autour de 100 dollars le baril et le gaz européen un peu au-dessus de 60 euros par mégawattheure. C’est nettement plus élevé qu’il y a quelques mois, mais encore loin des pics observés en 2022. Le risque d’une nouvelle flambée de l’inflation au-delà de 10% semble donc relativement limité.

La principale menace économique aujourd’hui n’est pas tant un nouveau choc inflationniste qu’un choc d’offre négatif plus classique. Celui-ci découle de la hausse des coûts énergétiques, qui tend à la fois à pousser les prix à la hausse et à freiner la croissance économique.
La principale incertitude se situe aujourd’hui au Moyen-Orient.Koen De Leus

Marchés énergétiques vulnérables

La principale incertitude se situe aujourd’hui au Moyen-Orient. Le détroit d’Ormuz constitue en effet un point névralgique de l’approvisionnement énergétique mondial. Au total, environ 20% des flux internationaux de pétrole et de gaz transitent par ce passage étroit. Si la circulation devait rester perturbée ou être complètement bloquée, les prix de l’énergie resteraient élevés, voire augmenteraient encore. Dans ce cas, le prix du pétrole se maintiendrait au-dessus de 100 dollars le baril et celui du gaz dépasserait les 100 euros par mégawattheure. Un tel scénario provoquerait un choc d’offre à l’échelle mondiale. Dans une telle situation, la production devient plus coûteuse en raison de matières premières plus rares ou plus chères.
Aujourd’hui, les perturbations logistiques sont bien moindres, ce qui élimine l’une des principales sources d’inflation.Koen De Leus

Une répétition de 2022 est peu probable

Le pic d’inflation de 2022 résultait de plusieurs facteurs simultanés. Selon certaines études, la flambée des prix de l’énergie expliquait à elle seule près de 60% de la hausse. Les séquelles de la pandémie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement ont également joué un rôle majeur. De nombreuses entreprises peinaient alors à se procurer des composants ou des matières premières, ce qui a contribué à renchérir les prix des biens. Après la réouverture de l’économie, les prix des services avaient en outre fortement progressé. Aujourd’hui, les perturbations logistiques sont bien moindres, ce qui élimine l’une des principales sources d’inflation. 
Les régions importatrices d’énergie, comme la zone euro, seraient plus vulnérables si le prix du pétrole se maintenait à plus de 100 dollars le baril.Koen De Leus

2 scénarios économiques

Pour les mois à venir, nous anticipons 2 scénarios possibles.

  1. Dans un scénario modéré, les prix du pétrole et du gaz resteraient proches de leurs niveaux actuels pendant un certain temps. La croissance économique dans les pays développés en serait légèrement freinée, sans pour autant provoquer de dommages majeurs. L’inflation serait temporairement un peu plus élevée, ce qui permettrait aux banques centrales de maintenir globalement leur orientation actuelle.

  2. Un scénario plus sévère se dessinerait en revanche si le prix du pétrole restait pendant plusieurs mois au-dessus de 100 dollars le baril. Dans ce cas, la croissance pourrait être amputée d’environ un point de pourcentage et le risque de récession referait surface. Les régions importatrices d’énergie, comme la zone euro, seraient alors particulièrement vulnérables.

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