La récente envolée des prix de l’énergie rappelle à beaucoup le choc inflationniste de 2022. À l’époque, les prix du pétrole et du gaz avaient fortement augmenté dans le sillage du début de la guerre en Ukraine.
La situation est toutefois différente à l’heure d’écrire ces lignes (09/03/2026). En Europe, le pétrole (Brent) se négocie autour de 100 dollars le baril et le gaz européen un peu au-dessus de 60 euros par mégawattheure. C’est nettement plus élevé qu’il y a quelques mois, mais encore loin des pics observés en 2022. Le risque d’une nouvelle flambée de l’inflation au-delà de 10% semble donc relativement limité.
La principale menace économique aujourd’hui n’est pas tant un nouveau choc inflationniste qu’un choc d’offre négatif plus classique. Celui-ci découle de la hausse des coûts énergétiques, qui tend à la fois à pousser les prix à la hausse et à freiner la croissance économique.