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L’IA, bien au-delà de l’Amérique
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4 AOÛT

L’IA, bien au-delà de l’Amérique

4-8-2026
Mark Putzeijs – Investment Communication Manager
Mark Putzeijs Investment Communication Manager
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Rédigé le 4-8-2026 08:47
Publié le 4-8-2026 08:47
L’IA est née aux Etats-Unis, et les plus grandes entreprises d’IA s’y trouvent toujours. Mais en termes de capitalisation boursière des entreprises d’IA par rapport au volume d’actions total, les USA n’arrivent qu’à la 3e place.
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Sommaire

  • L’Amérique dégage les capitaux.
  • L’Asie et l’Europe fournissent les matières premières.
  • La Chine poursuit son petit bonhomme de chemin. 

L’Amérique investit dans les applications

Que représente l’intelligence artificielle (IA) au sein de mon portefeuille de placements? La question est logique, et on se la pose souvent. Cependant, l’IA est un domaine si vaste et difficile à circonscrire que la réponse n’a rien d’une évidence.

D’un côté, on a les développeurs d’applications. Ceux-là sont pour la plupart établis aux Etats-Unis, même s’ils ne sont pas encore tous cotés en bourse. Reste à voir si après le battage médiatique éphémère déclenché par l’introduction en bourse de SpaceX, des entreprises comme OpenAI et Anthropic voudront elles aussi se lancer dans cette voie.

Les fameux "hyperscalers" ont beau être américains et être les plus grandes entreprises cotées, leur existence n’en est pas moins volatile par les temps qui courent. La grande question est de savoir s’ils parviendront un jour à rentabiliser leurs investissements colossaux. Car s’ils injectent de plus en plus de capitaux dans l’IA – 60% de plus chaque année –, la croissance du chiffre d’affaires, elle, est loin de tenir ce rythme… 

L’Asie et l’Europe fournissent les matières premières

De plus en plus, les investissements dans l’IA traversent les océans. Des pays d’Asie du Sud-Est comme Taïwan (puces de calcul) et la Corée du Sud (puces mémoire) sont les fournisseurs par excellence sans qui l’IA ne saurait exister. Les puces électroniques sont de plus en plus considérées comme les matières premières de l’IA. Au cours de l’année écoulée, l’économie de Taïwan a connu une croissance de pas moins de 13% qu’elle doit en grande partie à ses exportations au profit de l’IA (+21%). Autant dire que là, la croissance du chiffre d’affaires est bel et bien présente…

En Europe, ce sont tout particulièrement les Pays-Bas qui sont connus pour fabriquer les machines chargées de produire toutes ces puces. Même si la semaine dernière, la percée réalisée par un concurrent chinois manifestement plus avancé qu’on ne le pensait a fait déferler une onde de choc sur le secteur…

Les matières premières se situant au début de la chaîne de production, ces fournisseurs sont les premiers à profiter de l’essor de l’IA. Et comme la demande excède l’offre, le chiffre d’affaires augmente dans ces pays plus rapidement que les investissements. A Taïwan, le chiffre d’affaires lié à l’IA a gonflé de 30% par rapport à l’année dernière. Autant dire que ces entreprises, ne serait-ce qu’à court terme, semblent plus rentables que leurs clients américains… 

La Chine ne reste pas sur la touche

Depuis la commotion provoquée par DeepSeek il y a un an et demi, la Chine n’avait plus vraiment fait parler d’elle. Un changement est récemment intervenu à ce niveau, et il concerne la chaîne tout entière : il y a un peu plus d’une semaine, le cours d’ASML a chuté de 15% en quelques jours après l’annonce que la Chine serait désormais capable de produire ses propres machines de lithographie. Pas encore d’une qualité équivalente ni dans les mêmes quantités, mais tout de même assez pour faire germer le doute dans l’esprit de nombreux investisseurs.

A l’inverse, le cours de CXMT a grimpé de 466% en une journée lors de son introduction en bourse. Cette entreprise chinoise est un concurrent dans le segment des puces mémoire. Du côté du développement des systèmes d’IA, il est apparu que le système open source de Moonshot, Kimi K3, n’a pas grand-chose à envier à ses concurrents américains. Là aussi, une introduction en bourse est prévue sous peu. 

Gare à la volatilité!

Ces percées chinoises alimentent la crainte que les géants américains ne parviennent jamais à rentabiliser les nombreux milliards qu’ils ont investis dans l’IA. Vu la vitesse effrénée à laquelle ce marché évolue, des composantes commandées aujourd’hui pourraient tout bonnement être dépassées d’ici à ce qu’elles soient livrées. Voilà qui explique pourquoi les fluctuations des cours trahissent en ce moment une telle amplitude, et pourquoi l’attention semble durant la saison des résultats se reporter de la croissance du bénéfice et du chiffre d’affaires vers l’envergure et l’origine des investissements. 

Chiffres clés du 4/8/2026

Index Clôture +/- Depuis début 2026
Belgique: Bel-20 5667,28 -0,33% 11,60%
Europe: Stoxx Europe 600 652,09 0,45% 10,12%
USA: S&P 500 7600,50 1,48% 11,03%
Japon: Nikkei 63754,90 -0,94% 26,65%
Chine: Shangai Composite 3809,66 -0,59% -4,01%
Hongkong: Hang Seng 26009,40 0,48% 1,48%
Euro/dollar 1,15 0,07% -1,96%
Brent pétrole 83,82 -4,54% 36,63%
Or 4045,65 -0,16% -6,09%
Taux belge à 10 ans 3,67
Taux allemand à 10 ans 3,16
Taux américain à 10 ans 4,69
Source : Factset

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