Sommaire
- Le coût de la vie augmente, et c’est tant mieux…
- Différents critères imprimant chacun leur accent.
- Tout commence par les prix de l’énergie.
- La Fed se focalise sur un autre indicateur d’inflation.
Le coût de la vie augmente, et c’est tant mieux…
Le coût de la vie augmente. Il en a presque toujours été ainsi. Et de mémoire d’homme, on a toujours associé un chiffre à cette augmentation : l’inflation. L’inflation exprime en pourcentage la mesure dans laquelle le coût de la vie a augmenté au cours du mois ou de l’année écoulée. L’inflation considérée comme idéale correspond à un taux de 2%. Une inflation plus élevée n’est pas souhaitable, car elle affecte le pouvoir d’achat. La même somme d’argent ne permet alors plus d’acheter autant de produits qu’auparavant… Cependant, une inflation inférieure n’est pas souhaitable non plus, car elle incite le consommateur à différer ses achats dans l’espoir de pouvoir acheter le même produit plus tard à un meilleur prix. Les entreprises verraient alors leur chiffre d’affaires diminuer, et la croissance de l’économie se retrouverait au point mort.
Différents critères imprimant chacun leur accent
Voilà pour la théorie. La pratique, en revanche, est beaucoup plus complexe et ne se limite pas à ce seul chiffre. Le vocabulaire de l’inflation américaine est truffé d’acronymes : CPI (l’indice des prix à la consommation, actuellement de 3,4%), PPI (l’indice des prix des producteurs, 4,6%), PCE (l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle, 3%), et encore de nombreux autres indices spécifiques. De plus, chacun des trois premiers indices que nous venons d’énumérer a aussi sa version "core", c’est-à-dire "sous-jacente" ou "de base". Le Core CPI, par exemple, exclut les prix de l’énergie et de l’alimentation en raison de leurs fluctuations saisonnières et s’élève actuellement à 2,4%.
La Belgique dispose elle aussi de plusieurs indices d’inflation : l’indice des prix à la consommation traditionnel (4,7%) ainsi que sa version sous-jacente (3%), mais aussi un indice harmonisé (4,3%) permettant une meilleure comparaison avec les autres pays d’Europe et un indice santé (3,7%, excluant les prix de l’énergie, de l’alcool et du tabac). Chacun de ces chiffres vient compléter l’indice originel, lequel est établi sur la base d’un panier représentatif de produits dont le prix est noté chaque mois et comparé au prix qu’affichait le même produit un an auparavant.
Tout commence par les prix de l’énergie
De nos jours, l’inflation évoque surtout le conflit au Moyen-Orient. En bloquant le détroit d’Ormuz, l’Iran est parvenu à limiter considérablement les exportations de pétrole en provenance du Moyen-Orient. Les prix de l’énergie ont donc explosé, comme ils l’avaient fait à l’époque de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le baril de Brent coûte aujourd’hui 70% de plus qu’avant la guerre. Le prix du gazole américain a augmenté dans les mêmes proportions. Rien d’étonnant, donc, à ce que Donald Trump soit prêt à tout, y compris conclure un pacte avec Vladimir Poutine, pour faire baisser ce prix pour les Américains, consommateurs invétérés de gazole, et de préférence encore avant les élections de mi-mandat du 3 novembre… Le gaz européen, lui, a même vu son prix grimper de 140%. Voilà qui explique d’emblée la grande différence que l’on observe entre l’indice traditionnel et sa version "core".
La Fed se focalise sur un autre indicateur d’inflation
L’indice qui sera publié cet après-midi est le CPI (Consumer Price Index), que l’on peut sans hésiter considérer comme l’indice le plus classique. Selon les prévisions, il devrait être légèrement supérieur à celui du mois dernier.
La Fed, en revanche, attache pour son objectif d’inflation de 2% davantage d’importance au PCE – le Personal Consumption Expenditures Index, l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle. Celui-ci est publié plus tard dans le mois et a la réputation d’être plus complet (parce qu’il tient davantage compte de l’ensemble des ménages, c’est-à-dire urbains et ruraux) et de s’adapter plus rapidement à l’évolution du modèle de dépenses de la population. Traditionnellement, le CPI est légèrement supérieur au PCE sur lequel la Fed se focalise. Les investisseurs, eux, se concentrent en revanche surtout sur l’évolution de l’inflation, qui est généralement identique pour tous les indicateurs : plus élevée qu’on ne le voudrait, mais pas encore exorbitante…
Chiffres clés du 14/10/2026
|
| Index |
Clôture |
+/- |
Depuis début 2026 |
| Belgique: Bel-20 |
5496,41 |
0,11% |
8,23% |
| Europe: Stoxx Europe 600 |
635,01 |
-0,10% |
7,23% |
| USA: S&P 500 |
7805,45 |
-0,02% |
14,02% |
| Japon: Nikkei |
67777,52 |
-1,82% |
34,64% |
| Chine: Shangai Composite |
3800,86 |
0,10% |
-4,23% |
| Hongkong: Hang Seng |
24345,22 |
0,30% |
-5,01% |
| Euro/dollar |
1,12 |
0,19% |
-4,69% |
| Brent pétrole |
105,58 |
-1,06% |
72,09% |
| Or |
4182,45 |
0,21% |
-2,91% |
| Taux belge à 10 ans |
4,31 |
|
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| Taux allemand à 10 ans |
3,47 |
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| Taux américain à 10 ans |
5,22 |
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