La taxe sur les comptes-titres est un prélèvement annuel ciblant les personnes disposant d’un patrimoine important. Elle s’applique aux comptes-titres dont la valeur moyenne dépasse 1 million d’euros entre le 1er octobre et le 30 septembre de l’année suivante.
Pour déterminer cette valeur moyenne, la banque se base sur 4 relevés trimestriels de votre portefeuille au cours de la période. Si la valeur moyenne des instruments financiers repris sur votre compte dépasse 1 million d’euros, la taxe est due et la banque la prélève directement sur le compte concerné.
Le taux est actuellement de 0,15%, mais il est probable qu’il augmente en 2026. Fin 2025, le gouvernement a en effet convenu de doubler ce taux, qui passerait à 0,30%, dans le cadre des négociations budgétaires.
Les comptes-titres dont la valeur moyenne est inférieure ou égale à 1 million d’euros ne sont donc pas soumis à cette taxe. Cela pourrait donner à certains l’idée (risquée) de transférer une partie de leurs investissements vers d’autres comptes afin de répartir leurs avoirs, ou de convertir certaines actions ou obligations en titres nominatifs.
Depuis le 29 juillet 2025, de telles opérations sur des comptes-titres dépassant 1 million d’euros sont automatiquement présumées constituer un abus fiscal. Cela donne au fisc le droit de les ignorer. Il peut alors recalculer la valeur du compte-titres et le montant de la taxe comme si ces opérations n’avaient jamais eu lieu, en considérant que les titres concernés sont toujours présents sur le compte initial.
La présomption d’abus fiscal est réfragable. Si vous pouvez avancer une raison autre que le fait d’éviter la taxe pour transférer vos titres ou les convertir en titres nominatifs, le fisc doit en tenir compte. C’est par exemple le cas dans les situations suivantes.
En revanche, justifier le transfert d’une partie de vos titres par la volonté d’utiliser un compte pour des investissements à court terme et un autre pour des investissements à long terme ne suffit pas à lever la présomption d’abus fiscal ou d’évasion fiscale.
Si vous avez effectué des opérations considérées comme un abus fiscal depuis le 29 juillet 2025, votre banque est tenue d’en informer le fisc. Ces opérations doivent être déclarées pour la première fois au plus tard le 31 décembre 2025.
Pour le prélèvement de la taxe sur les comptes-titres, votre banque se base toutefois sur la situation réelle. Par exemple, si vous avez scindé un compte dont la valeur moyenne était de 1,5 million d’euros en deux comptes de 750.000 euros chacun, votre banque ne prélèvera pas la taxe sur ces comptes. Dans ce cas, vous pouvez déclarer vous-même la taxe due (calculée sur la valeur de 1,5 million d’euros) ou présenter des arguments pour réfuter la présomption d’abus fiscal. À défaut, vous pouvez vous attendre à une réaction de l’administration fiscale.
N'hésitez pas à contacter votre chargé·e de relation pour tout complément d’information ou un conseil personnalisé.
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