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18 MARS

Avoir confiance…

18-3-2026
Caroline Palumbo – Investment Communication Manager
Caroline Palumbo
Caroline Palumbo Investment Communication Manager
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Rédigé le 18-3-2026 09:09
Publié le 18-3-2026 09:09
Hier étaient publiés les très attendus indices ZEW qui mesurent la confiance économique de la zone EURO. Ces indicateurs ont connu une lourde chute, bien au-delà des attentes, mais les marchés ont choisi de voir le verre à moitié plein.
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Sommaire

  • Des indices de confiance en berne
  • L’Europe plus fragile, pour l’instant
  • Les spéculateurs se ruent sur le pétrole
  • Rester calme et diversifier

Une confiance économique plus que prudente

La visibilité est un moteur clé pour la confiance des marchés. Elle leur permet d’anticiper au mieux ce qui attend l’économie. En mars 2026, l’indicateur ZEW du sentiment économique pour la zone euro a connu une chute importante, passant de 39,4 en février à -8,5, soit une baisse de 47,9 points. C’est son niveau le plus bas en 11 mois. Ce repli, bien en dessous des attentes du marché (24), s’explique principalement par l’escalade du conflit au Moyen-Orient, qui perturbe les chaînes d’approvisionnement et alimente les pressions inflationnistes. Mais, derrière ces chiffres se cachent des points de vue divisés : 44% des analystes interrogés anticipent une stabilité, 32,2% une dégradation, et 23,7% une amélioration. L’Allemagne, locomotive européenne, n’est pas épargnée : son indice ZEW s’est effondré de 58,8 points à -0,5, marquant la troisième plus forte baisse mensuelle de son histoire, après les chocs de 2022 (guerre en Ukraine) et 2025 (droits de douane américains). Il faut dire que la crise géopolitique pourrait faire flamber les coûts de l’énergie et peser sur la fragile reprise économique du ténor européen.

Gaz et pétrole : l’Europe plus fragile ?

La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz ont des répercussions directes sur les marchés énergétiques, avec une hausse des prix du gaz naturel et du pétrole. L’Union européenne, dépendante du GNL depuis son sevrage du gaz russe, se retrouve en concurrence avec l’Asie pour sécuriser ses approvisionnements, alors que ses stocks doivent être reconstitués après l’hiver. Cette tension sur les prix menace sa stabilité économique. A terme, le Vieux Continent, très volontaire dans sa transition énergétique, pourrait être le grand vainqueur de ces tensions mais, à court terme, son sous-investissement dans les énergies fossiles, inhérent à cette transition, pourrait le fragiliser.

La spéculation sur le pétrole s’intensifie

Alors que les bourses mondiales accusent un recul de près de 5% depuis le début de la guerre, le pétrole, lui, a grimpé de près de 30%, attirant une vague de spéculateurs. Les investisseurs particuliers se ruent sur les ETF adossés au prix du baril. Les investissements quotidiens dans ces instruments dépassent parfois les 200 milliards d’USD et de nombreux paris affluent sur l’évolution des cours. Un phénomène qui n’est pas sans rappeler celui à l’œuvre pendant la pandémie du Covid-19. A l’époque, le plus grand ETF pétrolier s’était effondré de 68%. Même si, aujourd’hui, son encours a doublé, le pari reste risqué.

Nvidia et les techs : vers la diversification ?

Lors de sa conférence GTC, Nvidia a présenté un plan de croissance ambitieux, visant 1000 milliards de dollars de ventes entre 2025 et 2027 grâce à ses nouvelles puces et une diversification vers les CPU et l’IA. Pourtant, les marchés sont restés sceptiques. Les investisseurs doutent de la capacité de Nvidia à concrétiser rapidement ces promesses, d’autant que les relais de croissance (agents IA, puces spécialisées) mettront des années à porter leurs fruits. Dans un contexte de volatilité accrue, où les matières premières volent la vedette aux actions, les valeurs technologiques peinent à convaincre. La confiance, déjà ébranlée par les crises géopolitiques, se fait rare – même pour les champions de l’innovation.

Dans ce contexte, le marché est nerveux mais il semble s’habituer et s’élargit même : la rotation sectorielle vers les actions de valeur se confirme et les investissements alternatifs, qui parient, notamment, sur des facteurs multiples, tirent leur épingle du jeu. Renforcer à bon compte les tendances structurelles comme l’efficacité énergétique ou les infrastructures est une piste à explorer. Mais, plus que jamais, il est préférable de rester calme, flexible et de repositionner son portefeuille… en gardant la confiance !

Chiffres clés du 17/3/2026

Index Clôture +/- Depuis début 2026
Belgique: Bel-20 5167,00 0,74% 1,74%
Europe: Stoxx Europe 600 602,45 0,67% 1,73%
USA: S&P 500 6716,09 0,25% -1,89%
Japon: Nikkei 53700,39 -0,09% 6,68%
Chine: Shangai Composite 4049,91 -0,85% 2,04%
Hongkong: Hang Seng 25868,54 0,13% 0,93%
Euro/dollar 1,15 0,34% -1,88%
Brent pétrole 103,40 3,17% 68,54%
Or 5005,85 0,38% 16,20%
Taux belge à 10 ans 3,47
Taux allemand à 10 ans 2,91
Taux américain à 10 ans 4,20

FR Source: Factset

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