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Aperçu stratégique: Les banques centrales crachent le morceau
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25 SEPT

Aperçu stratégique: Les banques centrales crachent le morceau

25-9-2019
Filip Smekens – Investment Communication Manager
Filip Smekens
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Rédigé le 23-9-2019 20:40
Publié le 25-9-2019 05:00
Les marchés les espéraient depuis des mois. Ces dernières semaines ils ont reçu ce qu'ils attendaient: des baisses de taux.
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Sommaire

  • Super Mario quitte le podium sur un dernier tour
  • Match de boxe entre Donald Trump et Jerome Powell
  • Feu d'artifice géopolitique
  • Trump et Xi : vers un compromis ?
La volatilité était le maître mot en août, avec des corrections de marché allant jusqu'à 6%. Mais le ciel s'est éclairci au cours de la dernière semaine du mois, et nous avons assisté à un solide redressement qui s'est poursuivi en septembre. Parallèlement à l'apaisement des tensions géopolitiques, les baisses de taux de la BCE comme de la Fed n'y sont certainement pas étrangères.
Indices de référence en 2019

Super Mario quitte le podium sur un dernier tour

Les quinze premiers jours de septembre ont été placés sous le signe des banques centrales et des mesures de stimulus espérées. Les présidents respectifs, Mario Draghi et Jerome Powell, ont fait ce que tous attendaient et espéraient d'eux : ils ont abaissé les taux. En guise de cadeau d'adieu, Super Mario a encore ajouté à cela 20 milliards de rachats d'obligations par mois. Et ce, sans date d'échéance en vue. Il a ainsi cadenassé les taux d'intérêt extrêmement bas pour un certain temps encore dans le tissu économique européen. Mais contrairement à avant, des divergences d'opinion se font désormais sentir au sein de la BCE. Mario Draghi a lui-même appelé les gouvernements à mettre sur le tapis des stimuli fiscaux (lire : des plans d'investissement de grande envergure). Pour lui, la BCE est arrivée au bout du rouleau en matière de stimulus.

Match de boxe entre Donald Trump et Jerome Powell

L'abaissement de taux de la banque centrale américaine n'était pas au goût de Donald Trump. Non pas qu'il soit opposé à un taux plus bas, au contraire. A ses yeux, l'abaissement aurait dû être encore beaucoup plus important. Il lorgne jalousement sur les taux d'intérêt négatifs en Europe et trouve que les USA, l'économie la plus puissante, doivent aussi avoir les taux les plus bas. Mais son objectif premier est bien entendu un deuxième mandat. Pour arriver à ses fins, il veut une économie qui tourne bien et des marchés en hausse. En ce qui concerne le premier point, il l'a toujours à l'heure qu'il est; pour ce qui est du deuxième, il veut le forcer avec des taux d'intérêt ultra bas. On est en droit de se demander si c'est bien la méthode la plus indiquée, mais Donald Trump n'est pas réputé pour être ouvert à d'autres idées que les siennes.

Feu d'artifice géopolitique

Sur le plan géopolitique, les dernières semaines ont été riches en rebondissements. Des attaques par drones des installations pétrolières à Boris Johnson qui ne sait plus à quel saint se vouer, en passant par le nouveau gouvernement italien. Les réservoirs à pétrole saoudiens en feu ont initialement déclenché la crainte d'une explosion des prix du pétrole, mais toute la situation s'est refroidie sans éclater. Evidemment, le prix du pétrole a considérablement augmenté, mais en somme les implications financières plus larges sont pour l'heure satisfaisantes. Le Brexit n'agite pas non plus trop les marchés financiers pour le moment, l'incertitude concernant l'issue finale restant trop importante.

Trump et Xi : vers un compromis ?

Le principal sujet géopolitique reste évidemment le conflit commercial qui oppose les Etats-Unis à la Chine. Pas grand-chose à dire sur ce front ces dernières semaines. Après l'escalade de fin août, les deux parties sont devenues un peu plus affables l'une envers l'autre. Les deux présidents semblent avoir réalisé qu'ils ont plus à perdre qu'à gagner: croissance économique pour Xi, et réélection pour Trump. On s'attend maintenant à ce qu'ils s'efforcent d'atteindre au moins un accord commercial partiel. Mais les choses peuvent encore partir dans tous les sens, et on ne sait jamais quelles salves de tweets Donald Trump va encore envoyer.

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